J’ai conscience d’avoir un peu déserté ce blog depuis quelques temps mais je ne vous oublie pas. Mon absence n’a en effet pas eu d’autre raison que la longue et intense séquence électorale. Comme vous l’avez d’ailleurs noté, la dernière étape n’a pas été favorable.
Je n’abandonne pas pour autant le terrain éducatif. Beaucoup de sujets sont dans l’actualité qui justifient d’ouvrir de grands débats entre nous et l’opinion.
Alors rendez-vous à la rentrée. D’ici là, je vous souhaite un bon été et vous adresse toutes mes amitiés.
Monsieur le député (et a priori madame ou monsieur l'assistant parlementaire) Bonjour,
Pour le site http://www.viatolosa.net News et Divertissements, je souhaiterais vous interviewer sur la rentrée scolaire 2007.
(2 ou 3 questions rapides par mèl)
Si vous êtes d'accord je vous serai gré de bien vouloir me manifester votre réponse par mèl.
pour viatolosa.net
Christophe Cavaillès
Rédigé par : christophe cavaillès | 18 août 2007 à 07:51
Il est de notre devoir de soutenir notre Président de la République Française Nicolas SARKOZY ainsi que les membres de son gouvernement, à la politique de rénovation et de modernisation de notre pays qu'il veut réaliser, s'inspirant en cela de l'oeuvre accomplie par le Général de Gaulle.
Olivier TREILLARD
Délégué Région Rhône-Alpes
Membre du directoire de l'Association Patriotique Présence Fidélité Gaulliste
100, rue bossuet
69006 LYON
06.60.36.66.48
gaullisterhonealpes@hotmail.fr
Rédigé par : TREILLARD | 07 octobre 2007 à 15:59
UNE IDEE CERTAINE DE LA FRANCE
« Suivant moi, il est nécessaire que l'Etat ait une tête, c'est-à-dire un Chef en qui la Nation puisse voir au dessus des fluctuations, l'Homme en charge de l'essentiel et le garant des destinées ».
écrivit le Général de GAULLE dans ses Mémoires de Guerre.
Aujourd'hui, le temps exige de la part de l'Etat des desseins fermes et continus, une politique active et une volonté d'action que son Chef actuel doit animer dans un élan de rénovation, un degré de rayonnement, de puissance et d'influence.
Le mouvement du Renouveau tant attendu est mis sur le bon chemin, il tient dans un Homme élu par le Peuple, « la FRANCE profonde ».
On retrouve en lui la fidélité aux traditions françaises, l'ouverture au progrès et à la modernité, le respect de l'Histoire faite et l'audace de l'Histoire à faire.
Donnons à ce Chef toute la confiance dont il a besoin pour accomplir la mission qu'il s'est fixée au nom de la FRANCE toute entière.
Il est l'âme et le moteur du temps des combats, chacun sent en lui-même l'éternelle espérance prendre à nouveau son essor.
N'oublions jamais, né d'un combat le GAULLISME ne vit que par celui-ci. Il est notre référence naturelle.
Tels que nous fûmes, nous sommes, nous serons !
Pour l'association Patriotique Présence Fidélité Gaulliste
Olivier TREILLARD
Délégué Région Rhône-Alpes et membre du Directoire
100, rue Bossuet
69006 Lyon
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06.60.36.66.48
Rédigé par : TREILLARD OLIVIER | 09 octobre 2007 à 21:20
Le lundi 22 octobre grâce à notre Président de la République Nicolas SARKOZY, la commémoration de Guy MOQUET et de ses 26 compagnons fusillés aura lieu par la lecture de sa dernière lettre aux lycéens de France.
Petit rappel : Nicolas Sarkozy avait évoqué de nombreuses fois son souhait de faire lire la lettre écrite par le jeune à ses parents avant son exécution en 1941. « Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'Education nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France » a annoncé le président de la République au cours de la cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne, le mercredi 16 mai.
« Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé » a déclaré le président Nicolas Sarkozy. « Si j'ai tenu à faire ici ma première commémoration en tant que président », a-t-il expliqué, « c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui. (…) Que les enfants mesurent l'horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire » a-t-il dit.
La dernière lettre du jeune résistant Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941 :
"Ma petite maman chérie,
Mon tout petit frère adoré,
Mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d’enfant. Courage !
Olivier TREILLARD
Délégué Régional Rhône-Alpes et membre du directoire de Présence Fidélité Gaulliste
Délégué du Rhône de Mémoire et Espoirs de la Résistance
Jeune Porte Drapeau du milieu associatif d’anciens Résistances
Ancien Administrateur des amis du Centre d’Histoire de la Résistance et Déportation de LYON.
100, rue Bossuet
69006 LYON
06.60.36.66.48
gaullisterhonealpes@hotmail.fr
Rédigé par : TREILLARD OLIVIER | 21 octobre 2007 à 10:44
- C'est quand la rentrée?
- Très bientôt!
- Ah bon!
Rédigé par : Cirla | 05 novembre 2007 à 18:21
Monsieur Perissol,
Elles sont incroyablement longues vos vacances....... Et la séquence électorale n'est-elle pas terminée ???????
Si vous aviez l'intention d'abandonner ce blog, il me semble que vous auriez dû avoir l'amabilité de prévenir amicalement les internautes.
L'éducation, monsieur Perissol, l'éducation, elle ne doit pas s'appliquer uniquement à l'école.
Rédigé par : Carole | 06 novembre 2007 à 21:48
un site parlant d'éducation et enseignement a visiter: http://reforme.skynetblogs.be/
Rédigé par : | 10 novembre 2007 à 00:52
Allez Pierre-André, faites vos valises et retournez chez vous, à Paris, ville que vous n'auriez jamais du quitter. Et si vous pouviez reprendre vos costumes, ca nous fera de la place pour construire des logements, quelque chose de vraiment utile pour les Moulinois.
Le 17 Mars au matin y a un train pour Paris, assez tôt, si vous voyez ce que je veux dire, hihihihi
Rédigé par : Gérard D. | 14 novembre 2007 à 00:25
A Gérard.
Point de vue.
Même si le silence prolongé de Mr Périssol ne me paraît pas correct, ce genre de sarcasme anonyme n'apporte rien au débat et ne vous honore pas.
Je partage l'avis de Carole, l'Education ne doit pas être attendue et prouvée qu'à l'école.
Dans l'attente de propositions constructives pour que cette dernière soit plus efficace, recevez mes respectueuses salutations.
G. Cirla
Rédigé par : Cirla | 15 novembre 2007 à 22:58
Indiscutablement le silence de PAP est proprement assourdissant.
Sauf coup de déprime (et dans ce cas, période de tranquillité à respecter), il faudrait quand même sérieusement songer à s'y remettre. La vie continue que diable et l'Éducation nationale a besoin de toutes les bonnes volontés, fussent-elles destinées à s'engueuler de temps à autre.
Allez, allez, PAP, on se ressaisit, on fait le point "éducatif", on circule un peu dans les blogs "qui en causent" et on se repositionne.
Non?
Il ne faut jamais dire "Échec". Seulement: "Péripétie"!
Rédigé par : Sejan | 16 novembre 2007 à 11:23
Indiscutablement le silence de PAP est proprement assourdissant.
Sauf coup de déprime (et dans ce cas, période de tranquillité à respecter), il faudrait quand même sérieusement songer à s'y remettre. La vie continue que diable et l'Éducation nationale a besoin de toutes les bonnes volontés, fussent-elles destinées à s'engueuler de temps à autre.
Allez, allez, PAP, on se ressaisit, on fait le point "éducatif", on circule un peu dans les blogs "qui en causent" et on se repositionne.
Non?
Il ne faut jamais dire "Échec". Seulement: "Péripétie"!
Rédigé par : Sejan | 16 novembre 2007 à 11:23
... avec excuses pour double clic intempestif. Désolé.
Rédigé par : sejan | 16 novembre 2007 à 11:25
Inspecteur ringard?
(Ai reçu le document ci dessous. Ne vous dit ni d'où ni de qui.
Réponse un peu plus compliquée que celles aux questions posées pendant les match de foot, mais à peine.
Si vous trouvez, téléphonez à PAP. Il a promis qu'il reprendrait alors ses billets régulièrement.
Mais surtout "langue au chat" au premier commentaire critique.)
L'évolution du métier d'inspecteur du premier degré
ou « Je suis content, je pilote » !
Il est des mots qui s'imposent progressivement sous l'effet de modes, de techniques de communication, d'objectifs politiques souvent implicites, qui sont issus de domaines très différents de celui qui les absorbe et qui deviennent des évidences indiscutables. Il est devenu ringard de les remettre en cause, de rechercher leur fondement, de s'interroger sur leur sens. Ils s'imposent alors contribuant au règne de l'apparence et au renforcement du formalisme aux dépens du réel. Le mot "pilotage" est de ceux-là. Il permet de se donner l'illusion d'un regain de prestige de la fonction. Associé à l'indispensable tableau de bord et à l'ordinateur portable, il donne l'apparence du sérieux, de la compétence, de l'importance, de la responsabilité. Je pilote, j'ai beaucoup d'indicateurs sur mon tableau de bord - plus j'en ai et mieux c'est- je fais régulièrement ma check list, je corrige les bugs, j'affirme que je sais croiser les items, j'affiche avec power point évidemment, je commente, je justifie tout techniquement, donc je suis responsable. On me dit d'ailleurs, sous le sceau de l'anonymat, que, dans la grande école de cadres de l'Education Nationale, au coeur de la belle région Poitou-Charentes, sous l'influence du Futuroscope, du virtuel et des gadgets, on ne jure que par le pilotage et les tableaux de bords, les camemberts et les histogrammes, les diagnostics et les plans.
Je ne suis plus inspecteur, je suis pilote, économiste, technicien très supérieur, et je suis content. D'ailleurs, on peut me demander toujours plus d'évaluations, je suis toujours d'accord, j'en propose parfois moi-même, car j'ai compris que sans évaluation, sans estimation, sans calculs statistiques savants, je ne peux pas piloter.
Et je finis par croire, cela me fait du bien, que je pilote vraiment. J'en profite pour me rapprocher de Simon, mon petit fils, qui pilote vraiment sur ses multiples simulateurs. L'inspection, c'est ringard. Je travaille désormais sur les résultats des élèves, je prends mon pied en les décortiquant et en imaginant des programmes de remédiation, même si les apprentissages n'ont pas été "médiés", ils seront, je n'en doute pas, "remédiés" puisque je l'aurai déclaré et que j'aurai répondu à toutes les enquêtes. J'enjoliverai un peu pour faire comme tout le monde et parce que ce que l'on me demande, c'est de prouver que c'est bien et que les circulaires ministérielles sont bonnes. Je serais bien incapable de faire moi-même ce que j'exige des autres, mais c'est normal. On ne demande pas au directeur d'usine de savoir fraiser une pièce ou graisser la machine.
Je suis fatigué mais j'ai un beau métier. Je donne aussi les autorisations d'absence. Occasionnellement, j'annonce que Madame Jules sera inspectée entre le 15 à 8h et le 30 à 17h (hors les dimanches), ce que je ne supporterais pas pour moi-même mais ce qui justement me permet de m'affirmer comme chef. J'ai de très nombreuses réunions, plus j'en ai, plus je suis important, même si je râle parce que la réunionnite dévore mon temps et que je rate tous les concerts et tous les films, toutes les réunions de mon syndicat et quelques doux moments de bonheur.
Le métier a terriblement changé en 20 ou 30 ans, mais c'est normal, l'école a tellement changé elle-même, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pas pour rien puisque j'ai piloté le changement.
Je travaille. Je travaille soir et matin, dimanche et fêtes. J'ai pris mes dossiers et mon ordinateur pour les vacances… Je m'endors sur mes lauriers et mes angoisses.
Soudain, une voix m'interpelle, lointaine. Je la reconnais, c'est bien celle de Paul, mon inspecteur "de quand j'étais instit'", qui est au paradis des inspecteurs. Je vois sa tête à la Léo Ferré et je revois ses emportements. Il n'avait rien d'un valet, lui, et il pensait, lui. Manifestement, il n'est pas content. Il a son regard des mauvais jours:
" Et les enfants ? Tu les vois encore ? Tu les observes ? Tu as remarqué que celui-là s'ennuie, que celui-ci ne comprend rien, que l'autre rêve, que l'instit', pardon, le professeur d'école, professe pour les 5 gamins formatés du premier rang ? As-tu regardé ce qu'ils font vraiment ? S'ils s'expriment ? S'ils dialoguent entre eux ? S'ils pensent et peuvent dire ce qu'ils ont pensé ? Tu as vu que celui-ci est au bord des larmes ? Et l'autre là, le petit malin, avec son regard vif, mauvais élève intelligent qui se fout du monde et qui se demande ce que tu fais là et à quoi tu sers?
Et le prof ? Tu le regardes ? Tu notes ce qu'il dit ? Absorbé par la lecture des livrets d'évaluation et des statistiques, tu ne vois pas qu'il fait cours, qu'il explique, qu'il ne comprend pas que les élèves ne comprennent pas? Il s'use pour rien, je te le dis. Si tu crois qu'il va changer quand tu lui auras mis tes camemberts sous le nez, que tu lui auras défini ses objectifs comme le fait le directeur de la banque pour ses démarcheurs, tu te trompes…
Et pourquoi tu ne prends pas un peu la classe pour réorienter l'activité, pour mettre en évidence que les capacités de réflexion des enfants, notamment de ceux qui sont en difficulté, sont sous-estimées, pour donner de la matière à l'entretien que tu auras ensuite, pour faciliter la réflexion sur les représentations et sur les choix pédagogiques, pour montrer que tu es vraiment un expert et que, même expert, tu peux te planter ? Ah, oui, tu ne sais pas. Tu causes et tu pilotes…
Il y a pourtant bien longtemps que je t'ai dit qu'il fallait absolument observer l'acte pédagogique, sa réalité, comprendre les raisons des choix des praticiens pour espérer les faire évoluer, comprendre le réel pour tenter d'aller vers l'idéal ?"
Bon, voilà qu'il me ressort du Jaurès, Condorcet va arriver… Et Freinet, et l'OCCE, et le GFEN, et Don Bosco, et Montessori, et le polonais Korczak, et Fernand Deligny… Et lui, dont il ne parlera pas mais qui savait si bien mettre en évidence toute l'intelligence potentielle des enfants pauvres, étouffée aujourd'hui par l'évaluationnite aigue. Je me souviens bien, mon cher Paul. Comme un autre de mes maîtres, Victor HOST, directeur de recherche à l'INRP, tu me disais simplement:
"Il y a 3 types d'activités nécessaires à l'école:
1° des activités de construction des savoirs et des compétences par les élèves eux-mêmes placés dans des situations de recherche, de tâtonnement, d'expression/communication, de comparaison des procédures, de réflexion, de raisonnement, de justification des suppositions… de fabrication d'outils mentaux…
2° des activités d'exercice, d'entraînement, de fixation, de réinvestissement…
3° des activités d'évaluation…
Aujourd'hui, 90% du temps scolaire sont occupés par les activités de type 2 et 3. Toutes les activités de remédiation et toutes les activités d'aide aux devoirs sont de type 2, c'est-à-dire qu'elles ne sont que plâtre sur des jambes de bois… Pour améliorer la réussite scolaire, il faudrait au moins 50% du temps pour des activités de type 1 et donc une sérieuse réduction du temps d'enseignement collectif frontal. Et la remédiation n'a de sens que si elle est de type 1…"
Paul, tu avais déjà raison. Comment peut-on améliorer les performances des enfants si l'on n'est pas capable d'analyser les pratiques des maîtres et de les faire évoluer ? D'ailleurs, quand j'interroge mes collègues: comment on fait pour piloter ? les réponses sont souvent floues et fuyantes. J'ai vu des tonnes de power point sur les performances des élèves, avec des graphes magnifiques et de jolies couleurs, et même avec des araignées qui descendent des plafonds, à en avoir la nausée. Je n'en ai jamais vu sur les pratiques pédagogiques des enseignants. Mais puisqu'il faut piloter, pilotons.
Piloter par les résultats des élèves sans savoir piloter les pratiques des enseignants… cela relève du gag. Or, comme le disait fort justement un expert, Claude THELOT, malgré la compétence des inspecteurs et des pilotes, on ne sait pas ce qui se passe réellement dans les classes…
Le vrai problème, derrière l'écran de fumée commode et snob du pilotage, n'est-il pas d'accompagner les enseignants à voir clair dans leurs représentations et leurs pratiques professionnelles et à mettre leurs actes en accord avec leurs valeurs ?
Merci Paul de m'avoir réveillé une fois encore! Je vais me ranger du pilotage et de statistiques qui n'ont pas de sens et tenter de rester proche des enseignants pour les comprendre et les accompagner, les aider à faire mieux l'école. Ne t'inquiète pas. Je ne veux pas être pilote, je résiste et je m'indigne, tu sais que je n'ai jamais été un valet, même avec toi. Je veux être inspecteur, autant que possible intelligent, autant que possible sensible et humain… Mais je te le dis: ce n'est pas facile aujourd'hui face à l'adversité déguisée, à la complaisance colorisée et à la gloire du pilotage !
(- Vous avez trouvé? Allez, Je vous aide un peu. La voix lointaine de Paul, ça ne vous met pas sur la voie?)
Rédigé par : Cirla | 20 novembre 2007 à 22:38
Le commentaire sera minimaliste:
[1] Je n’ai pas trouvé l’auteur
[2] C’est bien écrit, intéressant et ça semble sincère
[3] Les activités de type {1}, ouvertement “constructivistes”, sont exagérément valorisées et le podium d’activités fourni oublie de les distinguer des activités d’écoute d’un exposé magistral, lequel reste l’alpha et l’omega de certains moments - aussi brefs qu’indispensables - de formation.
L’inspecteur-témoin en phase de rééquilibrage n’a pas encore saisi le sens de toutes les remises en forme nécessaires, même si son honnêteté l’a ouvert à de bonnes résolutions.
Rédigé par : sejan | 24 novembre 2007 à 15:57
Dit par lui minimaliste, le commentaire bienveillant mais toujours aussi sévère de Sejan témoigne d’une lecture vigilante et, comme prévu, donne droit à la réponse.
Il s’agit d’un texte de Pierre Frackowiak, Inspecteur de l'Education Nationale et responsable du syndicat des IEN publié sur les sites :
-www.meirieu.com , rubrique Forum (4/11/07)
-www.cafepedagogique.net, L’expresso du 9/11/2007 – rubrique « Le système »
(L’allusion à la voix lointaine de Paul était, bien sûr, malhonnêteté récurrente oblige, une fausse piste.
Je n’ai pas aimé le côté révélation à la Saint Paul de la référence.
Elle évoque une vision «paradis perdu» d’un temps passé récent où trop d’inspecteurs de l’école laïque, bardés de certitudes théoriques, apôtres prosélytes de chapelles pédagogiques, et aussi sectaires les uns que les autres ont, à mes yeux, décrédibilisé leur fonction.
Rédigé par : Cirla | 25 novembre 2007 à 21:29
Il me semble que le port d'un uniforme vestimentaire (élèves et profs) avec démarche explicative voire démocratique au sein des établissements faciliterait les conditions de mise en oeuvre de cette conception laïque de l'école que je partage.
Votre point de vue?
G Cirla
ECOLE PUBLIQUE ECOLE LAIQUE
De l’exercice de la laïcité à l’école
samedi 1er décembre 2007, par Robert Albarèdes
Ces jours passés ont vu se développer, ici ou là, de manière sporadique et manipulée, des «mouvements» de lycéens représentatifs de «minorités agissantes» et peu intéressées par les études, se disant en grève et profitant de cette situation d’agitation incontrôlée pour bloquer l’accès aux lycées et imposer leur arbitraire inepte et intolérable. On a vu aussi, à cette occasion, des enseignants justifier, voire favoriser sinon organiser, ces manifestations…
D’autres essaieront, sans doute, d’éclairer les raisons de cette « chienlit » organisée et de mettre en lumière les motivations inavouées des groupuscules professionnels de la « révolution prolétarienne permanente » dont on sait qu’elle est à l’Histoire ce que sont les dinosaures à l’évolution des espèces…Je voudrais simplement rappeler ici quelques notions fondamentales à ne pas oublier si l’on veut maintenir la spécificité laïque de l’Ecole de la République.
Dans une salle de classe, il n’y a ni croix apparente, ni foulard ostentatoire, ni kippa sur la tête, ni keffieh palestinien...Il n’y a aucun signe syndical ou politique visible, aucune marque d’un fanatisme sportif, consumériste ou autre...Il n’y a ni casquette de base- bail vissée sur le crâne ni « piercing » décorant un ventre largement exposé.
Celui qui entre dans une salle de classe, enseigné et/ou enseignant, le fait en abandonnant à la porte tout ce qui, en lui et sur lui, est de nature à lui donner la moindre étiquette religieuse, idéologique, politique, syndicale ; tout ce qui est de nature à le montrer « autre » par des attitudes, des comportements, des prises de position, des déguisements intempestifs et agressifs...
Dans une salle de classe, dans un établissement scolaire, il y a le savoir, et, pour l’honorer, le transmettre, l’enrichir, des enseignants et des enseignés qui tissent entre eux et avec ce savoir des liens réciproques de respect, d’écoute, d’acceptation, par-delà leur vécu.
Ce qui suppose donc que toute vie syndicale, politique, idéologique entre les adultes de l’institution se fasse hors du temps et du lieu d’enseignement ; ce qui impose à la vie du collégien ou du lycéen de refuser tout mimétisme de la vie de l’adulte, de rejeter toute forme d’organisation autre que pédagogique, de s’interdire tout prosélytisme de quelque forme que ce soit, de se prémunir contre toutes les tentatives de manipulation comme celles qui envoient des gamins de quinze ans brailler dans les rues, devant des caméras complaisantes, des slogans ineptes auxquels ils ne comprennent rien.
Il devrait suffire de dire cela pour ne pas avoir à l’imposer : l’Ecole est un sanctuaire où la société ne doit entrer que comme objet d’étude(s) et non pour imposer ses modes de fonctionnement conflictuels, ses perversions de toutes sortes, ses outrances, ses fausses valeurs... Cela définit ce qu’est un « enseignant laïque » : c’est celui qui, pénétré de la matière qu’il enseigne, est à même de faire connaître à l’ élève tout ce qui concerne cette matière en tant qu’objet et en tant qu’outil, tout ce qui est admis comme ce qui est en débat, éclairant tous les aspects de la réflexion en cours, présentant toutes les réponses possibles aux questions posées, les discutant à la lumière de la «raison» seule, mais donnant les moyens au jugement et à l’ esprit critique de se former, puis de s’exprimer avec rigueur . L’enseignant laïque, c’est, aussi, celui qui participe de la neutralité de la classe, qui s’abstient de toute manifestation visible (ou implicite) d’une idéologie, d’une foi, d’une conviction philosophique . . .
C’est, encore, celui qui apprend à apprendre, qui fait comprendre l’intelligible, qui transmet le plaisir de «savoir», qui propose les moyens d’un libre épanouissement de l’esprit . . .
C’est, enfin, celui qui ne fait pas entrer dans la classe ses inquiétudes sociales, politiques, personnelles, de quelque nature qu’elles soient; et qui adopte l’ attitude de reconnaissance et de respect de l’autre qu’impose la transmission du savoir et l’exercice de la raison.
Aussi ne peut-on que condamner ces « pédagogues » qui surfent sur la propension de leurs élèves à s’agiter et à ne rien faire pour les amener à manifester dans les rues pour des motifs soigneusement masqués sous des slogans qui se veulent revendicatifs. A force de grèves absurdes et répétées comme autant de bégaiements de leur pensée, à force de manifestations politico-syndicales qui n’épargnent même pas le lieu réservé à leur mission, à force de prendre en otages les élèves et les parents par des initiatives intempestives et vaines, à force de discours hypocrites sur «l’ intérêt de l’élève» qui ne sont que des discours sur leurs intérêts corporatistes, à force d’ ouvrir en grand les portes du sanctuaire scolaire à la société, à force de privilégier un égalitarisme démagogique et pervers, à force de choisir la facilité face à l’ exigence et de prôner le refus de toute évaluation, de toute orientation, de toute sélection, ces représentants du système éducatif sont parvenus à faire s’ enfuir du secteur public d’enseignement les enfants dont les parents souhaitent qu’ils trouvent au sein de l’ établissement scolaire rigueur, sérieux, assiduité, travail régulier, sécurité, résultats ( ce qui est tout simplement le but de tout établissement scolaire !).
Mais surtout, par leur violation flagrante et récurrente du principe de laïcité, ils donnent les meilleurs arguments à tous ceux qui veulent mettre à mal la structure laïque de notre système d’enseignement (et, au-delà, de notre espace socio-politique). Car on ne peut introduire dans l’enceinte éducative ses slogans politiques et syndicaux pour manipuler les élèves, on ne peut pousser des groupes d’élèves à s’agiter pour le seul plaisir de le faire, on ne peut tolérer que d’autres groupes d’élèves viennent imposer leur loi à l’ensemble et l’empêcher par la force d’étudier, on ne peut favoriser avec complaisance les discours nihilistes des minorités extrémistes de toutes sortes et, en même temps, s’opposer au foulard islamique à l’école ou à toute autre manifestation idéologique, religieuse, politique quelle qu’en soit la forme, y compris quand elle serait extrême, quel que soit d’ailleurs cet extrémisme .
A ouvrir la » boîte de Pandore » des problèmes, perversions, conflits, qui traversent la société dans son ensemble à l’intérieur de l’espace d’enseignement, on s’expose à détruire le socle laïque d’un enseignement public qui ne sera bientôt que le réceptacle des plus faibles, des plus vulnérables, des laissés-pour-compte qui n’auront pas – eux- la possibilité d’aller chercher ailleurs le savoir et la formation auxquels ils ont droit.
Faire de l’espace d’enseignement un lieu d’affrontement politique, syndical, idéologique, religieux, communautaire, consumériste … c’est le vider de sa substance et nier sa spécificité et sa finalité.
Robert Albarèdes
www.laic.fr
Rédigé par : Cirla | 02 décembre 2007 à 14:05
Bonjour Cirla,
¿ Je m'empresse de vous demander comment va votre santé ?
Excellent texte de Robert Albarèdes, mais malheureusement, aujourd'hui dans le contexte scolaire, c'est une douce utopie.
Port de l'uniforme : je suis totalement pour, l'ayant moi-même porté (dans le privé en France).
A l'étranger, toutes les écoles, américaines, libanaises, mexicaines, argentines... ont instauré l'uniforme de la maternelle au lycée et depuis très longtemps. Le respect de la tenue par l'élève fait qu'il ne se pose pas la question s'il est plus ou moins bien habillé que son voisin. Il appartient à une école et sans distinction de son milieu social. Et j'ai pu constater que tous ces enfants sont fiers de leurs tenues. Il va sans dire, que lorsque les élèves sont tenus de s'habiller de facon identique, les professeurs (qui souvent n'ont pas d'uniforme) ont des tenues simples et respectables, suivant les goûts. Ils n'ont pas le choix, leurs élèves leur donnant l'exemple (pas de percing, pas de tenues négligées.....). Et pour les parents, c'est un investissement minimal, pas de guerre des marques.
Vous savez en France, il me semble que l'on a confondu la mission d'instruction de l'E.N. avec une mission humanitaire, la finalité n'est pas la même.
Cordialement.
Rédigé par : Carole | 03 décembre 2007 à 20:00
N.B: Ne trouvez-vous pas étrange que l'auteur de ces lieux, se soit mis en indisponibilité supposée, sans aucunes explications ? Ce n'est pas parce que N Sarkozy a été élu, que la situation de l'école s'est améliorée. Le chantier est pharaonique.
Allez, monsieur Périssol, je vous suggère un petit effort. SVP. Merci
Rédigé par : Carole | 04 décembre 2007 à 15:42
> G.Cirla
Le texte d'Albarèdes m'a semblé étriqué. Etriqué et inadapté. Il faut concilier deux extrêmes. Il est l'un des deux. Les politiques de compromis sont difficiles, d'autant qu'on les soupçonne toujours d'être de compromission.
Si l'autonomie des établissements avait un sens, si la notion d'équipe pédagogique en prenait un, toutes conditions matérielles réunies, si le "management" des équipes et des établissements pouvait être revu à la lumière des deux préalables cités et si la formation des maîtres reprenait en main l'ensemble du problème en amont ... ma foi, on pourrait peut-être commencer à discuter du fond!
C'est la meilleure non-réponse que je trouve à la question posée par le texte produit et par l'hypothèse - qui n'a pas mon accord - du port de l'uniforme.
Je sais bien que "l'ennui naquit un jour de l'uniforme ôté", mais quand même ....
> Carole
Quant à PAP ...
"Lorsqu'avec ses enfants, vêtus de peaux de bêtes
Echevelé, livide au milieu des tempêtes
Pierre-André eut cerné l'étendue des dégâts...
Il préféra se taire et nous planter tous là!"
Rédigé par : Sejan | 04 décembre 2007 à 17:53
A Carole, Sejan ….et PAP.
Merci à vous trois.
Merci Carole de vous enquérir de ma santé. Soyez rassurée, ça ira. Je suis bien sûr sensible à votre attention, sans doute autant, qu’à votre accord sur la proposition de port de l’uniforme. Il est pourtant à mes yeux argument de réponse à Sejan qui, par la constance de ses commentaires, nous témoigne son respect.
Merci aussi à PAP de nous laisser l’opportunité de continuer à dialoguer sur son blog
et considérer son silence comme une démarche pédagogique de responsabilisation.
« - Non, je ne vous ai pas tous plantés là, vous êtes grands, majeurs et vaccinés, assumez vos débats sans la béquille d’un maître penseur ! »
Cette proposition m’agrée.
Venons en donc, au fond de ce qui me vaut accord de Carole et désaccord de Sejan. Il tient à l’objectif : Faire bouger l’école. Même à peine. Mais faire bouger.
J’ai dit mon adhésion, Sejan, à vos propositions « extraordinaires » pour l’institution scolaire.
Mais leur faiblesse tient en leur mérite. Elles bouleverseraient le système et pour cela effraient. J’ai testé quelques proches, collègues, parents d’élèves, syndicats, élus, en tentant de défendre leur pertinence. Au mieux, écoute enjouée. Au pire, imputation au délire d’un technocrate doux rêveur ou fou furieux. Mais en fin de compte unanimité. Utopie. Facile donc d’anticiper la fédération des résistances. Donc, l’immobilisme. Donc, l’échec. Vous l’avez, à vos dires, expérimenté dans vos sphères.
En restant idéalistes, soyons alors, plus modestes.
Le texte d'Albarèdes et l'hypothèse « réactionnaire » du port de l'uniforme qui en découle n’ont pas, eux, prétention à offrir un nouveau modèle scolaire.
Moins suspect de révolution, ils sont plus acceptables.
Albarèdes réaffirme la responsabilité des enseignants sur le principe de laïcité dans un climat social où il est parfois contesté par les élèves. Cela me paraît pour le moins opportun. Les valeurs se promeuvent plus par l’exemple des mandatés que par leurs discours.
Mais que vient faire là, le port de l’uniforme ?
Il veut offrir un support à la fois pédagogique et physique à l’affirmation que « l’Ecole est un sanctuaire où la société ne doit entrer que comme objet d’étude(s) et non pour imposer ses modes de fonctionnement conflictuels, ses perversions de toutes sortes, ses outrances, ses fausses valeurs...»
Nombre d’élèves sont humiliés à l’école aujourd’hui par les signes extérieurs de richesse de certains de leurs congénères. Et ce critère de classement des individus s’est imposé en substitution au mérite des résultats scolaires. Une majorité de parents, d’enseignants, d’élus en sont conscients, en souffrent avec les élèves et le réprouvent.
L’abord de ce problème est donc accessible à tout embryon d'équipe pédagogique et peut conduire à une réflexion et à une action collective d’établissement sans attendre indéfiniment des mesures d’autonomie nouvelle.
Des membres de la collectivité éducative, souvent en opposition sur des positions idéologiques de modèle global scolaire, seraient susceptibles de pouvoir se rapprocher sur des valeurs simples et finalement partagées.
Le climat des établissements pourrait en être grandement amélioré et par conséquent les conditions de travail et de réussite.
Mais de plus, la mise en œuvre de ce projet local prouverait que, contrairement à ce que l’on croit, des marges de manœuvre sont possibles dans les établissements scolaires même tels qu’ils sont.
Et le pari est alors, que ce déblocage psychologique, permettrait d’envisager la faisabilité de transformations plus profondes.
Comme celles que vous proposez Sejan.
Restera à convaincre Carole.
C’est pas gagné ?
PS : Je ne sais pas faire le ? à l’envers comme le fait Carole en bonne hispanisante.
Rédigé par : Cirla | 06 décembre 2007 à 00:43
Pardon.
S à "suspects"
Merci
Rédigé par : Cirla | 06 décembre 2007 à 00:47
Bonjour Cirla,
Port de l'uniforme. Je pense que les adultes sont très compliqués. Les enfants, via le sport, aiment se reconnaître entre eux, grâce aux couleurs et leurs tenues communes. Pourquoi pas à l'école ?
Il me semble que le port de l'uniforme, pour beaucoup, réveille le vieux démon de l'école privée.
Vous dites :
Nombre d’élèves sont humiliés à l’école aujourd’hui par les signes extérieurs de richesse de certains de leurs congénères. Et ce critère de classement des individus s’est imposé en substitution au mérite des résultats scolaires. Une majorité de parents, d’enseignants, d’élus en sont conscients, en souffrent avec les élèves et le réprouvent.
Je crois que vous déplacez le problème :
La substitution entre tenue et résultats scolaires est aisée.
1 La tenue : Promenez-vous dans certains endroits, les enfants traînent dans les rues, habillés en Nike et Lacoste, les devoirs au placard, avec des sacs à dos Eastpak vides de cahiers. Il suffit de regarder les entrées et sorties des écoles.
Je suis désolée, mais c'est la triste réalité.
L'année passée, je faisais ma "rentrée scolaire" en grande surface. Les gens qui achetaient des marques (cahiers, stylos, classeurs, vêtements), étaient des personnes qui utilisaient les primes de rentrée scolaire.
Je n'ai jamais eu le droit à ce type d'allocation, mais je peux vous assurer que mes enfants vont en cours avec crayons, cahiers.... de qualité, mais pas de marque.
Ce qui serait intéressant, ce serait d'ouvrir un économat par école, avec le même matériel pour tous. Cela se pratique dans beaucoup d'écoles à l'étranger.
Au lieu de regarder sa Barbie sur un cahier, l'enfant serait peut-être plus apte à écouter l'enseignant.
2 Les résultats : Le mérite des résultats scolaires, mais faudrait-il pour avoir des résultats, que l'on enseigne correctement les fondamentaux avec rigueur. Nous sommes aujourd'hui avec une école, où mai 68 est entré par la grande porte, avec la promotion du zapping, du light, de l'incivilité, de l'autonomie destructrice, où l'on ne donne plus la main à l'enfant pour l'accompagner.
Le résultat est dévastateur pour beaucoup d'enfants, et cela ne vient pas du seul fait de la tenue vestimentaire.
Je pense qu'il serait urgent de regarder la vérité en face plutôt que de s'auto-flageller.
La mission de l'école d'instruire, elle ne doit pas se superposer à une mission humanitaire.
A très bientôt.
Rédigé par : Carole | 13 décembre 2007 à 22:35
Bonjour Cirla,
Port de l'uniforme. Je pense que les adultes sont très compliqués. Les enfants, via le sport, aiment se reconnaître entre eux, grâce aux couleurs et leurs tenues communes. Pourquoi pas à l'école ?
Il me semble que le port de l'uniforme, pour beaucoup, réveille le vieux démon de l'école privée.
Vous dites :
Nombre d’élèves sont humiliés à l’école aujourd’hui par les signes extérieurs de richesse de certains de leurs congénères. Et ce critère de classement des individus s’est imposé en substitution au mérite des résultats scolaires. Une majorité de parents, d’enseignants, d’élus en sont conscients, en souffrent avec les élèves et le réprouvent.
Je crois que vous déplacez le problème :
La substitution entre tenue et résultats scolaires est aisée.
1 La tenue : Promenez-vous dans certains endroits, les enfants traînent dans les rues, habillés en Nike et Lacoste, les devoirs au placard, avec des sacs à dos Eastpak vides de cahiers. Il suffit de regarder les entrées et sorties des écoles.
Je suis désolée, mais c'est la triste réalité.
L'année passée, je faisais ma "rentrée scolaire" en grande surface. Les gens qui achetaient des marques (cahiers, stylos, classeurs, vêtements), étaient des personnes qui utilisaient les primes de rentrée scolaire.
Je n'ai jamais eu le droit à ce type d'allocation, mais je peux vous assurer que mes enfants vont en cours avec crayons, cahiers.... de qualité, mais pas de marque.
Ce qui serait intéressant, ce serait d'ouvrir un économat par école, avec le même matériel pour tous. Cela se pratique dans beaucoup d'écoles à l'étranger.
Au lieu de regarder sa Barbie sur un cahier, l'enfant serait peut-être plus apte à écouter l'enseignant.
2 Les résultats : Le mérite des résultats scolaires, mais faudrait-il pour avoir des résultats, que l'on enseigne correctement les fondamentaux avec rigueur. Nous sommes aujourd'hui avec une école, où mai 68 est entré par la grande porte, avec la promotion du zapping, du light, de l'incivilité, de l'autonomie destructrice, où l'on ne donne plus la main à l'enfant pour l'accompagner.
Le résultat est dévastateur pour beaucoup d'enfants, et cela ne vient pas du seul fait de la tenue vestimentaire.
Je pense qu'il serait urgent de regarder la vérité en face plutôt que de s'auto-flageller.
La mission de l'école d'instruire, elle ne doit pas se superposer à une mission humanitaire.
A très bientôt.
Rédigé par : Carole | 13 décembre 2007 à 22:36
Bonjour Cirla,
Port de l'uniforme. Je pense que les adultes sont très compliqués. Les enfants, via le sport, aiment se reconnaître entre eux, grâce aux couleurs et leurs tenues communes. Pourquoi pas à l'école ?
Il me semble que le port de l'uniforme, pour beaucoup, réveille le vieux démon de l'école privée.
Vous dites :
Nombre d’élèves sont humiliés à l’école aujourd’hui par les signes extérieurs de richesse de certains de leurs congénères. Et ce critère de classement des individus s’est imposé en substitution au mérite des résultats scolaires. Une majorité de parents, d’enseignants, d’élus en sont conscients, en souffrent avec les élèves et le réprouvent.
Je crois que vous déplacez le problème :
La substitution entre tenue et résultats scolaires est aisée.
1 La tenue : Promenez-vous dans certains endroits, les enfants traînent dans les rues, habillés en Nike et Lacoste, les devoirs au placard, avec des sacs à dos Eastpak vides de cahiers. Il suffit de regarder les entrées et sorties des écoles.
Je suis désolée, mais c'est la triste réalité.
L'année passée, je faisais ma "rentrée scolaire" en grande surface. Les gens qui achetaient des marques (cahiers, stylos, classeurs, vêtements), étaient des personnes qui utilisaient les primes de rentrée scolaire.
Je n'ai jamais eu le droit à ce type d'allocation, mais je peux vous assurer que mes enfants vont en cours avec crayons, cahiers.... de qualité, mais pas de marque.
Ce qui serait intéressant, ce serait d'ouvrir un économat par école, avec le même matériel pour tous. Cela se pratique dans beaucoup d'écoles à l'étranger.
Au lieu de regarder sa Barbie sur un cahier, l'enfant serait peut-être plus apte à écouter l'enseignant.
2 Les résultats : Le mérite des résultats scolaires, mais faudrait-il pour avoir des résultats, que l'on enseigne correctement les fondamentaux avec rigueur. Nous sommes aujourd'hui avec une école, où mai 68 est entré par la grande porte, avec la promotion du zapping, du light, de l'incivilité, de l'autonomie destructrice, où l'on ne donne plus la main à l'enfant pour l'accompagner.
Le résultat est dévastateur pour beaucoup d'enfants, et cela ne vient pas du seul fait de la tenue vestimentaire.
Je pense qu'il serait urgent de regarder la vérité en face plutôt que de s'auto-flageller.
La mission de l'école d'instruire, elle ne doit pas se superposer à une mission humanitaire.
A très bientôt.
Rédigé par : Carole | 13 décembre 2007 à 22:37
Bonjour Cirla,
Port de l'uniforme. Je pense que les adultes sont très compliqués. Les enfants, via le sport, aiment se reconnaître entre eux, grâce aux couleurs et leurs tenues communes. Pourquoi pas à l'école ?
Il me semble que le port de l'uniforme, pour beaucoup, réveille le vieux démon de l'école privée.
Vous dites :
Nombre d’élèves sont humiliés à l’école aujourd’hui par les signes extérieurs de richesse de certains de leurs congénères. Et ce critère de classement des individus s’est imposé en substitution au mérite des résultats scolaires. Une majorité de parents, d’enseignants, d’élus en sont conscients, en souffrent avec les élèves et le réprouvent.
Je crois que vous déplacez le problème :
La substitution entre tenue et résultats scolaires est aisée.
1 La tenue : Promenez-vous dans certains endroits, les enfants traînent dans les rues, habillés en Nike et Lacoste, les devoirs au placard, avec des sacs à dos Eastpak vides de cahiers. Il suffit de regarder les entrées et sorties des écoles.
Je suis désolée, mais c'est la triste réalité.
L'année passée, je faisais ma "rentrée scolaire" en grande surface. Les gens qui achetaient des marques (cahiers, stylos, classeurs, vêtements), étaient des personnes qui utilisaient les primes de rentrée scolaire.
Je n'ai jamais eu le droit à ce type d'allocation, mais je peux vous assurer que mes enfants vont en cours avec crayons, cahiers.... de qualité, mais pas de marque.
Ce qui serait intéressant, ce serait d'ouvrir un économat par école, avec le même matériel pour tous. Cela se pratique dans beaucoup d'écoles à l'étranger.
Au lieu de regarder sa Barbie sur un cahier, l'enfant serait peut-être plus apte à écouter l'enseignant.
2 Les résultats : Le mérite des résultats scolaires, mais faudrait-il pour avoir des résultats, que l'on enseigne correctement les fondamentaux avec rigueur. Nous sommes aujourd'hui avec une école, où mai 68 est entré par la grande porte, avec la promotion du zapping, du light, de l'incivilité, de l'autonomie destructrice, où l'on ne donne plus la main à l'enfant pour l'accompagner.
Le résultat est dévastateur pour beaucoup d'enfants, et cela ne vient pas du seul fait de la tenue vestimentaire.
Je pense qu'il serait urgent de regarder la vérité en face plutôt que de s'auto-flageller.
La mission de l'école d'instruire, elle ne doit pas se superposer à une mission humanitaire.
A très bientôt.
Rédigé par : Carole | 13 décembre 2007 à 22:38