Alors que Philippe Merieu affirme à l’AFP que le premier chantier du futur président devra être de réconcilier l’École et la Famille rappelant que toutes les polémiques soulevées pendant la campagne concernant l’Éducation relèvent du dialogue avec les parents, alors qu’hifi répond, dans la note précédente, qu’un « bon prof » est un prof qui a la chance d’avoir des élèves qui ont de « bons parents », alors même que le rôle et le statut de ces derniers sont officiels depuis le décret d’août 2006 qui les détaille, la place du parent d’élève semble rester éternellement floue.
Ou plutôt inégalement occupée : il y a ceux qui la prennent et ceux qui n’osent pas s’accorder ce droit…
Si je reprends la définition donnée par hifi, les « bons parents » sont ceux qui sacrifient une partie importante de leur temps à surveiller le travail en classe de leur enfant, à surveiller leurs loisirs et à éveiller leur curiosité intellectuelle et artistique. Seulement, il y a ceux qui peuvent le faire et ceux qui ne peuvent pas. Il y a ceux qui veulent le faire et ceux qui ne veulent pas. Et c’est là, une des causes d’inégalité des chances.
Mais, au moins, donnons à ceux qui veulent agir les moyens d’exercer leur rôle. C’est pourquoi la première des priorités reste probablement d’informer régulièrement les parents des résultats de leur enfant et de faciliter les rencontres entre eux et les enseignants de leur enfant.
Or là, la situation est très hétérogène entre les établissements, même si un grand pas a été franchi avec le principe de la remise du bulletin scolaire en mains propres. Il est clair que les modalités de rencontre – les horaires notamment – sont déterminantes. D’où l’idée de les préciser en les intégrant dans un règlement intérieur concerté. Cela semble essentiel.
Comme il est essentiel de réaffirmer que, si les parents doivent pouvoir mieux jouer leur rôle, il n’est pas question qu’ils puissent empiéter sur le domaine des enseignants. A ces derniers et à eux seuls, la responsabilité pédagogique et la responsabilité de ce qui se passe dans la classe. Ce double respect doit régir la coopération entre enseignants et parents. C’est une des conditions de la réussite scolaire.
Mais les préjugés ont la vie dure et si cet objectif est généralement partagé, sa mise en œuvre se fait bien lentement. Ou plutôt de façon trop inégale, dans un pays où l’École de la République s’est construite sans les parents.
Alors demain il faudra bien mobiliser tout le monde.
Vous soulevez le problème des parents qui est essentiel.
Je tiens à reformuler une idée fondamentale : les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants.
Une autre idée me semble importante : les parents éduquent leurs enfants et l'école devrait les instuire.
L'école doit respecter les convictions et l'éducation données par les parents, comme le précisent d'ailleurs les conventions internationales ratifiées par la France. Cela n'est possible que dans un pays de liberté. Les parents doivent pouvoir choisir librement leur école, afin qu'il y ait une réelle complémentarité entre parents et professeurs.
Je me demande d'ailleurs si nous sommes encore dans un pays de liberté?
L'instruction est obligatoire et non la scolarisation.La loi du 5 mars 2007 (modification de l'article L131-10 du code de l'éducation)interdit désormais aux familles de se regrouper pour instuire leurs enfants. Bientôt une loi interdira l'enseignement familial et peut-être une autre ultérieurement les établissements hors contrat!
L'Etat n'a ni le monopole de l'instruction, ni celui de l'éducation, sauf à être un état totalitaire.
Je ne peux que regretter que cette restriction de liberté soit à l'initiative d'un gouvernement de droite.
Rédigé par : Grégoire Kueny | 18 avril 2007 à 21:28
Me vuelvo, Carole.
Hubo mala suerte, mais, me vuelvo quand même. J’avais prévu d’être «out» une quinzaine mais en fait j’ai été complètement «off». De nouveau «in», je ne suis pas sûr d’être tout à fait «on». Des séquelles peut-être d’anesthésie, d’où ma lenteur de réaction à vos propos et des risques de manque de lucidité. Mais qu’importe. Si on ne donnait son avis que sûr qu’il soit pertinent on ne parlerait pas souvent. N’est ce pas Grégoire ?
C’est parti.
A hifi.
- «un super prof c'est quelqu'un qui réussit en ce siècle de consumérisme tous azimuts, à faire oublier à ses élèves l'espace d'une heure, qu'ils viennent en cours pour acquérir un savoir et non pour consommer bêtement de la note». Tout à fait d’accord. D’ailleurs les «djeunes» le reconnaissent : ce prof exceptionnel, il est « gigagénial »
- «de "bons parents" qui ont sacrifié une partie importante de leur temps.. ». Là, en revanche, à mes yeux, vision un peu trop «judéo-chrétienne» du devoir des parents. A ce «sacrifice» morbide je préfère «consacrer». Car je vois les enfants, non comme une charge à assumer par devoir, mais comme une suite, un prolongement de soi qui rassure et donne du sens, un relais que l’on prépare et que peu à peu l’on passe, en savoirs acquis, en doutes constructifs, en valeurs assumées. Auto-conviction d’immortalité à travers un petit métis (moitié mère, moitié père) chez qui l’on guette la certitude d’une petite part de soi. Suis-je «bon parent»? Je m’en fous.
A Grégoire.
- Du bla-bla-bla diras tu, toi, qui fustiges les «pédagos» mais cites La Garanderie. Ne considèrerais tu donc, digne d’intérêt que ce qui émane de personnes qui te paraissent proches idéologiquement ? C’est te priver d’intelligences. Je me suis enrichi à lire La Garanderie. Tant pis pour toi si tu es incapable de faire de même pour Charmeux ou autres « bolcheviques ».
- «..L’hétérogénéité est trop importante, les pertes de temps importantes et le travail de préparation trop important compte tenu des résultats obtenus…» Là, tout à fait d’accord avec toi. Mais à ta solution du tout privé miraculeux, je préfère, dans un système public, soit la reprise d’une sélection rigoureuse sur des critères strictement scolaires ou, plus révolutionnaires, les propositions de Sejan.
- Vous semblez être d’accord avec Carole sur une dichotomie instruction/éducation.
Elle: «Ce professeur doit instruire… »
Toi: «les parents éduquent leurs enfants et l'école devrait les instruire…» (Es tu vraiment, si sûr que tous les parents méritent l’indicatif et l’école le conditionnel ?)
Sur cette séparation en deux domaines étanches instruction et éducation il me semble que vous vous trompez.
Un exemple simple : apprendre à un enfant à se moucher. Instruction ou éducation ? Les deux bien sûr. On apprend à l’enfant à souffler consciemment par le nez, une narine après l’autre, à utiliser correctement son mouchoir. Techniques, savoirs, donc instruction.
Mais on lui apprend aussi, l’hygiène, le respect de soi et de l’autre, la politesse, le savoir vivre, donc éducation.
Et la complémentarité éducative, famille/nation est à chercher ailleurs que dans cette répartition. Elle est à mon avis dans le statut que l’on donne à l’enfant et mériterait approfondissement trop long pour aujourd’hui.
- Au delà de ces divergences Grégoire, même si je ne partage pas la plupart de tes analyses et si j’ai abandonné l’idée de te convaincre du bien fondé des miennes, tu abordes à mes yeux d’autres vraies questions.
Tu dis : « Les adultes, enseignants, doivent assumer leur autorité et leur statut d'adulte. Ils savent, les élèves ne savent pas. » Je ne serais pas loin de partager l’esprit de ce point de vue. Mais tu mélanges statut d’adulte et d’enseignant et tu entretiens une confusion que je juge dommageable. L’adulte, (le grand), pour moi, n’a en tant que tel, aucun droit particulier sur l’enfant (le petit) et ne doit bénéficier d’aucun privilège vis à vis de lui.
Ce que je considère fondamental en revanche c’est la différence de statut entre le mineur et le majeur. Notre société a donné à ces deux statuts, des droits et des devoirs différents liés au niveau de responsabilité qui leur est reconnu.
Je crois qu’on ne défend pas assez l’idée que le statut du citoyen majeur, quel qu’il soit, lui donne une responsabilité de transmissions de savoirs et de valeurs. Et c’est pour pouvoir exercer cette responsabilité qu’il doit avoir autorité sur les mineurs dans le respect bien sûr des Lois de notre pays.
A l’enseignant, en conséquence, il faut donc accorder une triple autorité : autorité du majeur sur le mineur, autorité de l’agent de l’Etat sur le citoyen en devenir et autorité (là, je te rejoins) de celui à qui on a reconnu un savoir, par ses diplômes, sur l’élève qui est là pour apprendre et qui est donc censé ne pas savoir.
- Mais ce que je considère insupportable, c’est ton couplet sur la liberté.
Tu dis :« Je me demande d'ailleurs si nous sommes encore dans un pays de liberté? »
Connais tu un peu le reste du monde ? Moi, j’apprécie vraiment, grâce à ceux qui nous ont précédés, la chance d’être dans un pays de liberté. Et si ce n’est pas ton cas, appliques toi un des slogans de la droite dont tu sembles te réclamer: « La France, tu l’aimes ou tu la quittes !»
Et quand tu conclus : «Je ne peux que regretter que cette restriction de liberté soit à l'initiative d'un gouvernement de droite.» tu revendiques sans vergogne que la liberté soit une valeur de droite.
Devant autant d’aveuglement partisan permets moi d’être aussi peu objectif dans la classification suivante liberté de droite, liberté de gauche.
Pour moi, la liberté de droite, c’est la liberté des «Forgeard» de se faire attribuer des émoluments inversement proportionnels à leur mérite, c’est la liberté des pater familias de cloîtrer leur épouse et de marier leurs filles selon leur tradition, c’est la liberté pour les parents d’imposer à leurs enfants convictions et croyances, c’est la liberté du fort d’écraser le faible,…bref, c’est la liberté revendiquée comme juste «du renard dans le poulailler».
Alors que la liberté de gauche, c’est le souci permanent de veiller à celle du faible. C’est les Droits de l’Homme et de l’Enfant contre leur exploitation des forts et des pouvoirs totalitaires, qu’ils soient étatiques, communautaires, familiaux, économiques, médiatiques, religieux, sectaires ou autres.
Or, en rappelant, à juste titre que la scolarisation n’est pas obligatoire tu prouves contre ta volonté que notre système public éducatif n’est pas totalitaire puisqu’il est légal de s’y soustraire.
Et contrairement à toi, je pense que l’école publique, gratuite et laïque devrait être obligatoire pour offrir à tous les enfants un espace protégé, de possible construction de la liberté la plus fondamentale : la liberté de pensée hors de toute autre pression que celle de la raison.
Rédigé par : Cirla | 22 avril 2007 à 11:42
Je voulais dire un truc mais Cirla le dit mieux que moi alors je me tait et j'acquiesce
Rédigé par : Fremen10 | 23 avril 2007 à 21:05
olala la faute
"tais" et pas "tait"
Rédigé par : Fremen10 | 23 avril 2007 à 21:07
Bonjour Fremen, merci, de croire que je puisse dire mieux que toi, les « trucs » que tu penses. Mais il ne faut pas l’admettre aussi modestement.
En effet, la vigilance en orthographe dont tu as su faire preuve deviens vite une manie positive. Et, tes relectures de «contrôle», susciteront alors, sans aucun doute des insatisfactions sur la forme de ton propos. Et, si cette pression est supérieure à une légitime paresse, tu voudras préciser ta pensée et tu auras l’impression de mieux le faire. Au point d’en être alors suffisamment satisfait pour ne plus craindre de dire moins bien que d’autres, dont le seul mérite aura été d’avoir eu le temps de te précéder.
Bonjour Kiyomi, ton témoignage, montre malheureusement que des professeurs peuvent arriver à en vouloir à des élèves qui, n’arrivant pas à atteindre les performances normées attendues, les confrontent aux limites de leur pouvoir réel.
D’où l’intérêt de ne pas s’en tenir à des évaluations sur des «normes» de réussite mais d’y inclure des évaluations sur des «critères» et des marges de progrès dans les résultats d’apprentissage. Ce qui est relativement facile en EPS où les progrès sont sensibles et mesurables. Il est possible de noter la performance de l’élève en valeur absolue (par exemple pour le 100 mètres :12,7s) et sa progression (par exemple : 0,4s du début à la fin du module d’apprentissage). Cette note de progrès, plus que les potentialités innées de l’élève, permet de valoriser son investissement dans le travail accompli.
Je suis ensuite d’accord avec toi quand tu refuses d’admettre que l’EPS véhiculerait «magiquement» des valeurs.
Tout d’abord permets moi de différencier Education Physique et Sportive.
Je dirais (trop rapidement) que l’Education Physique est, pour moi, une discipline scolaire dont l’objectif est une aide au développement de capacités physiologiques et physiques, quasiment «hygiéniques». (La quête du « corps sain »).
L’Education Sportive, quant à elle, s’appuie sur des pratiques sociales qui mettent effectivement «en jeu» des « valeurs ». Mais ces « valeurs » ne sont pas générées automatiquement par la pratique. Seule une éducation « orientée » sur des valeurs «consensuelles» mais non naturelles (sens de l’effort, courage, humilité, respect de son corps, de l’adversaire/partenaire, solidarité, gratuité de l’acte sportif, acceptation de la défaite et relativisation de la victoire,…) les fera développer et respecter. Et les sportifs sont très souvent, humainement, le miroir de leurs entraîneurs (qui ne sont pas toujours des « éducateurs » admirables,… même dans les enseignants du public.)
Le choix pourtant, pour moi, reste simple. Veiller que le Sport soit mis au service de l’enfant et non l’inverse.
Rédigé par : Cirla | 27 avril 2007 à 14:35
@cirla
Bonjour,
De retour après quelques jours "off".
Oui,j'aurais pu aussi écrire "consacrer" au lieu de "sacrifier",mais le choix du terme n'a rien de "judéo-chrétien".
Je voulais simplement dire que ces parents en question ne sont pas loins de renoncer à plein de "mini-plaisirs",quand par ex.ils refusent d'avoir la télé chez eux pour éviter d'embuer l'esprit de leurs enfants,quand ils renoncent à un pont parce que leur enfant a un DS au retour,etc,etc...
Je pourrais citer des centaines d'exemples.
Il est difficile,pour les parents,et même pour certains profs,de nager à contre-courant,et donc quelque part,il y a forcément un "renoncement à"...
Surtout quand on a des élèves dont les parents m'écrivent un mot d'excuse parce que l'enfant n'a pas pu faire UN exercice sur les trois demandés.
Ou quand certains parents me téléphonaient lors de la grande grève sous L.FERRY,alors que j'étais seul à venir enseigner,contre la Principale qui essayait même de renvoyer mes élèves,en disant que le Collège était fermé;et que ces parents s'excusaient au bout de 3 semaines de lutte (pour moi surtout)de ne plus envoyer leurs enfants en cours parce qu'ils étaient montrés du doigt...
Qui,parmi les enseignants,a déjà tenu,SEUL prof,avec la Principale contrainte d'ouvrir les portes à cause d'UN enseignant,dans un établissement pendant 3 semaines avec ses élèves qui continuaient à venir en cours malgré les pressions des surveillants et de la Principale ?
Personne ne le sait et je n'attends pas de médaille;mais pour revenir au sujet,je considère que ces parents en question ont fait preuve de "sacrifice" devant la vindicte environnante.
Et je précise que je suis dans un collège public où le seul syndicat de parents majoritaire est à gauche...
Cordialement
Rédigé par : hifi | 28 avril 2007 à 19:36
A Hifi.
Je crois que ce que tu décris pour certains parents et toi même c'est tout simplement (je n'ai pas dit "tout facilement") le courage d'opinion minoritaire. (Beaucoup trop se prétendent courageux en volant au secours de la victoire ou du futur vainqueur d'où mon penchant pour les outsiders).
Je respecte profondément cette attitude et l'apprécie à sa juste valeur (même si c'est plus facile dans notre pays de liberté que dans beaucoup d'autres), mais je ne le classe pas dans la catégorie "sacrifice".
Pour la "grande grève sous L Ferry", j'en connais qui étaient contre mais qui ont choisi la solidarité tout en disant leur point de vue.
C'est difficile aussi.
Rédigé par : Cirla | 30 avril 2007 à 16:05
Notre société est en crise. Pour résoudre un problème, il faut trouver les causes et proposer des remèdes qui s'attaquent aux causes. Toute action qui ne cherche qu'à enrayer ou supprimer les conséquences a peu de chances de réussir.
Nicolas Sarkozy en affirmant que notre société traverse une crise morale et subit les conséquences de l'esprit de mai 1968, pose le bon diagnostic. Il a donc la possibilité de mettre en place les bonnes solutions. J'espère qu'il saura convainvre tous ceux qui refuseront sa légitimité en essayant d' entraver son action. Je souhaite qu'il ne cède pas à la pression de la rue, à l'intimidation ou aux tentatives de déstabilisation des agitateurs professionnels qui cherchent à semer le trouble et le désordre.
Rédigé par : Grégoire Kueny | 01 mai 2007 à 09:34
M. Périssol
On ne peut qu'adhérer à ce que vous écrivez. Oui, la coopération entre les enseignants et les familles doit être renforcée. Oui, cette coopération doit être conduite dans le respect des prérogatives de chacun. Si la remise des résultats en mains propres est une avancée indéniable, on est encore bien loin du compte. Une des pratiques scolaires qui créent le plus d'incompréhension est celle des devoirs à la maison. Dans l'ouvrage que je viens de publier http://devoirsmaison.canalblog.com/, je tente de montrer que l'on peut dépasser les procès d'intention et les querelles stériles.
Il s'agit bien de mettre en conformité nos actes avec les discours sur lesquels nous nous entendons tous. Et les actes les plus visibles aux yeux des parents passent par ce travail scolaire prescrit par l'école, devant être effectué hors de l'école.
Il y a là matière à réflexion, à débat, et pourquoi pas, à consensus... pour peu que l'on ne transige pas sur les principes.
A. Simonato
Rédigé par : A. Simonato | 01 mai 2007 à 17:14
A Grégoire.
PA Périssol avait rappelé que ce site n'était pas politique. Il voulait, je crois, dire politicien et a su, à mes yeux, garder une réserve qui l'honore malgré son appartenance.
Ce n'est pas ton cas Grégoire, qui franchit allègrement la ligne jaune.
Dans ce cas, je me sens l'autorisation d’affirmer que, quand on connaît un tant soit peu la personnalité de Mr Sarkozy, on peut s'interroger sur sa légitimité à parler de morale.
Rédigé par : Cirla | 01 mai 2007 à 21:06
Hola Cirla,
Un petit passage rapide. Es incorrecto :
"Me vuelvo" : je deviens (formule)
Es correcto :
Con "yo" o sin "yo" vuelvo : je reviens.
Espagnol d'espagne ou espagnol d'Amérique latine.
No entiendo :
"Hubo mala suerte" = Il y a eu de la mauvaise chance?
Al'oral : "v" se prononce "b".
Qué te vaya bien.
Hasta luego.
Rédigé par : carole | 09 mai 2007 à 01:40
Muchas gracias, Carole, pour ces correctifs d’un espagnol de chez moi (ou peut être même, très personnel).
Si j’ai bien compris donc : « Vuelvo de nuevo y sin verguenza »
Peut être, parce que : « Me vuelvo viejo ». Et que quand on devient vieux on n’a pas peur du ridicule puisqu’on a compris qu’il ne tue pas.
Mais ne pas se souvenir que le « v » se prononce « b » tout de même !
A moins que ce soit un effet pervers de la « méthode syllabique »!
Pour « Huvo mala suerte » prière comprendre : « J’ai eu un pépin ! »
Comme quoi, en voulant faire le malin, on peut rater ses effets.
Mais conclusion tout de même pédagogique.
Pour progresser, il faut d’abord accepter l’idée qu’on ne sait pas, et que pour savoir il faut apprendre, et esayer et donc se tromper et donc, être en situation humiliante par rapport à ceux qui en savent plus. Et pour cela, bannir du registre affectif négatif la peur de « recevoir une bonne leçon ». J’essaie.
C’en était une. Merci donc.
Hasta luego !
Rédigé par : Cirla | 09 mai 2007 à 22:14
Après envoi, j'ai retrouvé au fond de la page un "s" qui est tombé de quelque part.
Si vous trouvez où, pouvez vous l'y remettre.
Merci encore.
Rédigé par : Cirla | 09 mai 2007 à 22:22
Cirla,
J'avais imaginé que vous aviez eu un problème de salud. A la lecture, vous ne faisiez absolument pas le malin. Donc, sans effet, en ce qui me concerne.
C'est pourquoi je m'étais permise d'écrire :
Qué te vaya bien. Portez vous bien où Que tout aille bien pour vous (formule).
Par ailleurs, totalement d'accord avec vous : ne pas avoir peur du ridicule, il ne tue pas. Aucune situation humiliante à vouloir apprendre quelque soit l'âge, c'est tellement bon pour les neuronnes.
Bye.
Rédigé par : carole | 10 mai 2007 à 17:03
Oh, la vilaine "neurones sans les 2 nn".
Rédigé par : carole | 11 mai 2007 à 16:08
Carole.
C’était bien un problème de santé.
Merci de vous en être préoccupée.
Râleur, mais sensible aux attentions et à l’aspect amical du message, je me demandais comment ne pas être indélicat en signalant (mécaniquement) les 2n.
Votre autocorrection me soulage donc d’un dilemme embarrassant.
Mais je ne reconnais plus la Carole agressive qui disait sa haine des …( ?) Je ne me souviens plus, ma foi, de qui ; mais je m’étais senti concerné ; et en plus j’avais eu droit à un procès en malhonnêteté…
Aussi jouons au Psy.
Reconnaître que la « vil(e)-(h)aine » abuse de «n », n’est ce pas vraiment une élégante autocritique d’un lointain comportement coupable homophone?
Bravo!
PS
Ceci dit, à la question : « Faut-il 2n à neurone ? », pour faire le malin je réponds, oui.
Car « neurone » s’écrit bien avec 2n (mais pas avec 3).
Rédigé par : Cirla | 12 mai 2007 à 00:42
Mais au fait, on papote - Alors la santé ça va? Oui, ça va mieux merci et vous? Moi ça va, c'est les enfants qui me donnent du souci....- on plaisante et on ne s'aperçoit pas que PAP a disparu.
Bientôt un mois qu'il n'a pas donné de ses nouvelles!
Alors Pap, comment ça va?
Rédigé par : Cirla | 12 mai 2007 à 13:58
Et Darcos dans tout ça ?????
Éducation Nationale: Au fracas des buccins ...
Voilà, c’est fait.Il était annoncé et il est aux commandes. Il lui reste à agir. J'ai déjà proposé ailleurs (AutreMonde) des esquisses plus détaillées, mais enfin là, au pied du mur, et s’il fallait le ramasser en moins de mots encore, que dire? Car le billet de Luc Cédelle dans le numéro du Monde daté de ce 18/05 ne laisse pas de m’inquiéter. Non sur les “effectifs cachés” - en termes de principes, accord complet - mais sur les effets lénifiants d’une approche qui ne serait pas globale. L’hydre du malaise éducatif ne doit pas être affrontée tête par tête, mais en bloc. Et dans l’attente d’un travail de fond qui se mettra progressivement en place, il faudrait ... Au fracas des buccins qui sonnaient leur fanfare / Superbe, maîtrisant son cheval qui s’effare (Hérédia - Soir de bataille) ... jeter une philosophie en quelques traits pour provoquer un salutaire choc.
Tout le système est à refonder. Toute la refonte est à co-déposer entre les mains des enseignants. Un seul mot d’ordre est possible: Aide-toi, Darcos t’aidera!
Oser, comme Jules César en l’an 709 de la fondation de Rome remplaçant le calendrier fantaisiste des pontifes par le calendrier Julien, courir le risque de voir nommer l’année scolaire à venir “Année de la confusion”. Réquisitionner les recteurs, les corps d’inspection, les chefs d’établissement. Repousser la rentrée 2007 des élèves au premier Octobre. Désavouer de Robien et rendre tous leurs moyens horaires aux établissements. Mettre les équipes éducatives devant leurs responsabilités: autonomie pédagogique et de fonctionnement 2007-2008 complète; découpage des classes, restructuration par groupes, organisation des services, prise en charge des élèves, répartition des tâches: dans le respect de l’esprit des textes au détriment chaque fois que nécessaire de leur lettre, dans l’intérêt prioritaire des élèves, projet-programme par objectifs, spécifique, local, à mettre au point pour fin septembre 2007, d’application immédiate.
Il n’est plus temps d’être pusillanime. Les enseignants doivent se prendre en main. Les locaux doivent être reconfigurés, les formations entièrement revues, les catégories simplifiées et unifiées, les traitements considérablement revalorisés, exact, nécessaire, incontournable. Mais la charrette est embourbée. Alors on descend et on pousse.
Si Darcos énonçait cela: Mettez-vous en marche, je ne peux rien ni contre vous, ni sans vous, mais voyons dans quelle direction porteront vos efforts et je pourrai les reprendre à mon compte, les évaluer, vous aider à les organiser, abonder vos moyens, reconstruire avec vous le métier et le rendre, dans la reconnaissance sociale, à la dignité que par vos ressaisissements vous aurez entrepris de reconquérir dans l’efficacité -par vous redéfinie -des formations .....
Si Darcos énonçait cela, dans la stupéfaction des horizons qui s’ouvrent, peut-être un avenir se dessinerait-il.
Rédigé par : sejan | 18 mai 2007 à 14:49
Allez Sejan ! Allez Sejan ! Allez !...
Et oui, il a raison.
On a laissé monter la marée et maintenant il faut arrêter de tergiverser.
L’eau est froide, il y a du courant.
Les non génétiquement programmés à la natation vont sans doute boire la tasse.
Mais il n’est que temps. Il faut y aller, avant la noyade collective assurée.
Allez, Darcos, dis le, aux femmes et aux hommes en première ligne: "...je ne peux rien ni contre vous, ni sans vous..."
Mais le Ministre a choisi de parler d'abord aux parents. Ça commence mal.
Enfin, disons que ça ne commence vraiment pas comme je le voudrais.
La place des parents ?
A la maison!
Pour s'occuper de leurs enfants.
La place des Enseignants?
A l'Ecole!
Pour s'occuper de leurs élèves.
On dit chez moi: "Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées"
J'essaie d'argumenter un peu mieux.
Le Ministre de l’Education aux parents d’élèves de la PEEP : « ..je veillerai à ce que vos droits soient reconnus, respectés, et mêmes étendus car vous êtes membres à part entière de la Communauté Educative.»
Deux désaccords de fond avec cette déclaration: sur la banalisation d’une vision communautaire de la société et sur la confusion entre les «droits des parents» et ceux de leurs enfants.
1- Sur la banalisation d’une vision communautaire de la société.
Le concept de Communauté Educative tel qu’il est défini aujourd’hui, et, semble-t-il, majoritairement admis me paraît très contestable.
D’abord, à cause de sa possible confusion sémantique.
Je ne sais pas, en effet, si ce terme a été choisi, comme un gage, en direction des courants communautaristes ou s’il est venu «spontanément» dans le langage des concepteurs devant la partition incontestable et irréversible, pour eux, de notre société en Communautés.
Mais accepter la banalisation de ce mot pour n’importe quel groupe d’intérêt commun, c’est accepter la confusion avec son concept politique.
Or, l’Etat, qui a déjà accepté (ou voulu) la transformation de son Institution Scolaire en un «vulgaire» Service Public d’Education, cautionne, aujourd’hui, cette vision communautaire de l’organisation sociale en «fabriquant» lui même une nouvelle et artificielle communauté, par le fait de nommer ainsi un simple ensemble d’agents de l’Etat et d’usagers de ce même Service Public.
Ensuite, à cause du sens exclusif qui lui est donné.
La Nation tout entière me paraît responsable de l’éducation de ses citoyens. Aussi, pour moi, tout agent de l’Etat devrait être investi d’un devoir éducatif et reconnu en cela.
N’y inclure que les Enseignants et personnels des structures scolaires c’est nier la fonction éducative d’autres fonctionnaires comme ceux des Services Sociaux, mais aussi des diverses Forces de l’Ordre ou de la Justice pour ceux qui me paraissent les plus concernés.
Et une telle négation ne peut qu’entretenir, voire conforter, chez les futurs citoyens, une vision irrespectueuse de leurs agents et de leurs charges publiques: consumérisme exigeant pour les services «d’aide» et rejet souvent violent des services «d’ordre».
(Dans l’ESO proposé par Sejan, et son domaine «Découverte et compréhension du monde» je verrais une participation active de ces Services à l’Education globale de nos futurs citoyens.)
(à suivre)
Rédigé par : Cirla | 20 mai 2007 à 14:42
2- Sur la confusion entre les «droits des parents» et ceux de leurs enfants.
C’est sans doute sur ce chapitre que je vais m’attirer les foudres… de la «Communauté des Parents». (!)
Aussi, me faut-il préciser immédiatement que je différencie Education Publique et Education Privée sans hiérarchie de valeur.
Il va de soi, donc, que je reconnais aux parents qu’ils sont bien les premiers éducateurs de leur «enfant» (et je ne raille pas en voulant dire les premiers, temporellement).
Mais cette Education qui leur incombe, qui est de leur devoir, qui ne regarde pas l’Etat (dans les limites définies par lui de la maltraitance) est du domaine privé.
Alors que le Service Public d’Education (même s’il n’est plus Institution et vous avez compris que je le regrette), comme son nom l’indique est un service «Public» et «offre» donc une Education Publique pour «ses élèves».
Education Publique dont les contenus, les valeurs, les cursus…, doivent être définis par les élus de la Nation en fonction d’un projet éducatif distancé au service à la fois du futur citoyen et de la collectivité toute entière.
Projet, dont les parents ont le droit absolu d’être informés (et ils ne le sont pas assez), mais qui ne doit en aucun cas être négocié avec eux.
Or, alors qu’après le «faisons table rase de 68» de la campagne du Président, on aurait pu s’attendre à un rappel des «Devoirs des Elèves », le Ministre, dans sa première intervention, se veut rassurant sur les «Droits des Parents», qu’il veut, de plus, veiller à «étendre», prenant le risque de prolonger ainsi les effets pervers du dit 68, dans le déséquilibre des Droits sur les Devoirs.
Par là, il fragilise encore cette «indépendance» éducative publique en suscitant chez les parents, l’aspiration, déjà forte, et compréhensible d’une école publique calquée sur leur vision égocentrique de la «bonne» éducation.
Et pourtant, dans l’intérêt de l’enfant, de l’élève, futur citoyen, il me paraît nécessaire, pour nourrir son intelligence, son esprit critique et donc sa liberté de penser, de le protéger de tout «totalitarisme éducatif conditionnant» qu’il soit parental, étatique, ou religieux car, à mes yeux, même dépendant affectivement (et économiquement, encore plus aujourd’hui qu’hier) il «n’appartient» à personne. Ni à son père, ni à sa mère, ni à sa famille, ni à sa tribu, ni à sa communauté, ni à la Nation, ni même à ce que certains appellent communément Dieu.
Cette conception n’est pas partagée par tous nos concitoyens. Et, des familles ou des Communautés réclament, en invoquant la liberté d’enseignement, le droit de choisir leur forme d’école publique. Aujourd’hui, choix de l’Etablissement. Demain, choix des méthodes puis des contenus. Eclatement de la Nation.
C’est faire la même confusion que d’autres pour le «droit» à l’exercice des cultes.
J’emprunterai ici l’argumentation de Marie Perret professeur agrégée de philosophie pour la différenciation qu’elle fait entre droit-liberté et droit-créance dans le Journal Respublica n°532
« ….L'exercice du culte est un droit-liberté. Un droit-liberté suppose le silence de la loi, l'indifférence du législateur : les droits-libertés dessinent un espace dans lequel la puissance publique ne peut intervenir….
… l'instruction, la sécurité sociale, la retraite sont des droits-créance ; ce sont des droits qui ont été conquis par des luttes sociales et qui obligent la puissance publique à intervenir dans la société civile (à construire des écoles, à financer des professeurs,…»
Ces deux concepts complémentaires droit-liberté et droit-créance peuvent, à mes yeux s’appliquer à la différenciation Education privée /Education publique
L’Education Publique est un droit-créance. La puissance publique doit donc, aux citoyens, les moyens de ce droit mais sous une forme et avec des contenus dont elle reste maîtresse.
L’Education Privée (parentale, communautaire, religieuse, qu’elle soit gratuite ou marchande), est garantie par le « droit-liberté » d’enseignement. Mais elle ne saurait se réclamer comme un droit-créance en exigeant des fonds publics.
Le choix des parents pourrait donc (et devrait) s’exercer dans ce cadre.
Choix d’une Education privée envers laquelle ils peuvent avoir les exigences du «client» mais à leur charge. La liberté a un prix.
Ou choix d’une Education publique avec les avantages de la gratuité du service.
Pour «avoir le beurre et l’argent du beurre» on a inventé les établissements sous contrat.
Ceux-ci, souvent confessionnels, dit «privés» (alors que l’Etat prend à sa charge le salaire des Enseignants et que l’on peut donc, les dire parapublics) permettent, des économies publiques, et aux parents, de se soustraire à la Carte scolaire (en bénéficiant toujours de la quasi gratuité du service), bien plus que de répondre à une réelle attente d’éducation religieuse.
Puis-je, sans scandaliser, proposer cette hypocrisie «légitimée» comme élément de preuve de la «crise morale» que traverserait notre pays ?
(À suivre)
Rédigé par : Cirla | 21 mai 2007 à 22:50
Où êtes vous tous partis?
Si vous ne réagissez pas à ce qui suit, je considère que vous êtes morts.
Amicalement.
(suite et fin)
Mais que proposer pour, concilier à la fois le respect des convictions parentales, et l’efficacité d’un système public éducatif au service des élèves futurs citoyens et de la cohésion sociale ?
I - Une restructuration pédagogique globale du système.
Sejan, sur son site « Autre Monde » (et version allégée sur ce blog) préconise : «une dichotomie 50/50 franche entre des activités socialisantes de groupe-classe hétérogène et la poursuite de l’excellence individuelle par le biais d’unités de valeur cumulables dans des groupes d’étude homogènes».
J’adhère au principe de cette organisation (révolutionnaire !) et aux mesures d’accompagnement nécessaires (confer le site). Les inquiétudes que j’ai exprimées, sur ses perversions possibles, sont liées au statut que donne aujourd’hui, notre société à notre Système Public d’Education. Statut qui ne permettra pas, à mes yeux, cette restructuration si on ne la précède pas d’une redéfinition claire des objectifs poursuivis et des « droits et devoirs » des « bénéficiaires».
II - Un repositionnement « politique » du système.
A) Qu’est ce qui a radicalement changé dans le regard des usagers et dans leurs attentes ?
a) A sa création
1- Dans une société agricole où les enfants étaient main d’œuvre importante, l’Etat, avait dû chercher à les protéger de leurs parents en rendant l’école obligatoire. (Rappelons que les «grandes vacances» avaient pour fonction de libérer les élèves pour les travaux des champs, l’été).
2- Mais, elle «bénéficiait» d’une «opposition farouche» qui voyait en elle un outil politique d’émancipation des couches populaires. Et de fait, elles ont cherché à fuir l’hégémonie éducative religieuse et à remettre en cause l’ordre social des privilégiés de l’Ancien Régime. L’Ecole Publique était donc perçue comme libératrice.
3- De plus, le contexte économique intégrateur validait, chez les élèves « méritants », les promesses de promotion sociale, récompense à leurs efforts scolaires.
b) Aujourd’hui.
1-Les parents n’ont pas besoin de la présence de leurs enfants à leurs côtés pour leur travail. Au contraire, par leurs types d’obligations professionnelles, ils en sont «encombrés». Aussi l’école joue trop souvent pour eux, par nécessité économique, le rôle de garderie gratuite. (Les grèves des enseignants sont prioritairement redoutées par les « usagers », à cause de cet aspect et non pour les déficits éducatifs; et a contrario, l’absentéisme des élèves est très fréquent quand l’école est susceptible d’empêcher les loisirs des parents.)
2-L’enseignement, dit «privé confessionnel», a su gagner paradoxalement l’appellation «d’école libre» alors que les parents viennent y chercher plus d’autorité sur leurs enfants.
3-Et la crise de l’emploi prive l’école publique de ce qui faisait en grande partie, accepter son autorité : la garantie d’accès à une profession rémunérée à hauteur des résultats obtenus par les élèves.
B) Quelles propositions politiques de l’Etat dans ce contexte radicalement différent?
Il doit essayer :
- de maintenir la cohésion sociale par l’organisation du côtoiement égalitaire de ses diversités composantes
- d’être le plus efficace possible dans l’intérêt des élèves et des finances publiques
- de permettre la mise en œuvre conjointe du droit-créance d’Education Publique et du droit-liberté d’Education privée
Pour cela il pourrait différencier son droit-créance en « Service Scolaire Public Obligatoire» et en «Service Scolaire Public Offert».
Pour favoriser la cohésion sociale, la Scolarisation Publique serait obligatoire à mi-temps pour tous les enfants de 3 à 14 ans dans le cadre du «Service Scolaire Public Obligatoire».
Ce mi-temps pourrait être consacré « aux activités socialisantes en groupe-classe hétérogène » (confer Sejan)
Pour permettre l’exercice du droit-liberté les parents pourraient pour le second mi-temps choisir entre :
- soit la possibilité de bénéficier du «Service Scolaire Public Offert».
- soit la possibilité de donner à leur enfant l’ Education de leur choix.
Dans le « Service Scolaire Public Offert » ce mi-temps pourrait être consacré à «..la poursuite de l’excellence individuelle par le biais d’unités de valeur cumulables dans des groupes d’étude homogènes.» (Confer Sejan).
Il va de soi que ce Service étant Offert, il ne le serait, que lié au respect par les élèves des conditions de cette offre, définies par l’Etat.
(Cette séparation des «offres» éducatives ne voudrait pas dire méconnaissance et antagonisme mais respect mutuel dans le cadre des Lois de la Nation.
Ce qui sous entend une réserve, entre l’Etat et les Parents vis à vis de leur domaine respectif éducatif.
Réserve qui doit s’étendre aux religions et croyances à la condition qu’elles respectent la réciproque en ne contestant pas les Lois Républicaines.)
Rédigé par : Cirla | 26 mai 2007 à 19:14
Je pense effectivement, Cirla, que le site de PAP est à l'abandon et que vous argumentez dans un champ de ruines. Bizarre et dommage. PAP aurait dû/devrait dire lui-même s'il a définitvement tiré le rideau. Apoplexie Sarkozyste? AVC Kouchnerien? Tout peut arriver ... mais, c'est vrai, on aurait bien aimé savoir.
Sur le fond de votre billet et en première analyse, je suis assez réservé sur "votre" dualité Obligatoire / Offert.Mais l'idée est inattendue et non négligeable.
Rédigé par : Sejan | 09 juin 2007 à 11:34
... J'y reviens: à moins qu'il ne s'agisse simplement d'une Darcosite allergique avec complications. Qu'en pensez-vous, Docteur Cirla?
Rédigé par : sejan | 09 juin 2007 à 13:14
A Sejan.
Cher éminent confrère, vous sollicitez mon avis pour un cas qui vous embarrasse et je vous remercie de votre confiance.
Vous avez envisagé Apoplexie Sarkozyste, AVC Kouchnerien et Darcosite allergique avec complications qui auraient pu contraindre notre patient à garder le lit depuis maintenant près de deux mois.
Tous trois me paraissent en effet envisageables mais en conséquences, à mes yeux, d’une simple mais grave addiction…. à un fauteuil de la Chambre.
Amicales salutations.
Rédigé par : Cirla | 12 juin 2007 à 23:46
Désolé, je n'ai pas suivi l'ensemble des commentaires.
Les parents sont des contribuables et l'Education nationale est un service public qui doit répondre de son efficacité auprès des contribuables (tout le monde paye au moins l'impôt direct ou indirect). La place des parents est donc centrale. Pour exprimer leurs préférences, les parents peuvent être sollicités à toutes les étapes: (i) soumettre une liste de choix d'établissements, à charge pour l'académie de répondre au mieux aux demandes, en tenant compte de critères comme la distance, les résultats scolaires, la catégorie socioprofessionnelle des parents, etc. C'est le cas en Angleterre. Le choix exprime indirectement l'approbation ou la désapprobation des méthodes pédagogiques d'un établissement. (ii) les parents peuvent participer au comité directeur des établissements. (iii) d'autres initiatives peuvent être prises, comme la possibilité d'assister à des classes quelques fois par an.
Aujourd'hui il me semble que les parents sont mis à l'écart des établissements. Pourtant les parents payent leurs impôts (financent donc l'Education nationale) et sont les premiers concernés par l'éducation de leurs enfants !
Rédigé par : Amino | 17 juin 2007 à 03:53