Différents échos se font entendre qui veulent donner une autre interprétation de l’enquête sur l’orthographe et avancent d’autres pistes.
Selon Danièle Cogis, qui en est un des co-auteurs, s’il y a baisse de niveau, il n’y a pas arrêt de l’apprentissage. Selon elle « ralentissement ne veut pas dire absence d’apprentissage ou de progrès.»
Ensuite, l’auteur précise que le peu de temps imparti à l’orthographe n’est pas seul responsable de la situation. Pour en savoir plus, il faudrait entamer d’autres recherches. Elle insiste par ailleurs sur le fait que « les pratiques les plus traditionnelles ne peuvent être une réponse valable au défi à relever aujourd’hui. »
D’après elle encore, le par-cœur n’est pas forcément la panacée. « L’essentiel, j’en suis convaincue, c’est de faire davantage comprendre aux élèves ce qu’est le système orthographique, de développer des activités réflexives sur la langue écrite » explique Danièle Cogis.
Quant à la formation des enseignants, elle estime qu’ « un gros effort doit être mené, justement pour aider les enseignants à se lancer dans de nouvelles pratiques de l’orthographe, qui sont aujourd’hui marginales et qui devraient être ensuite évaluées. » Faire autrement, donc.
« Plus que jamais, nous devons réfléchir à nos exigences en matière d’écriture ou d’orthographe » conclut l’auteur.
Et pour que nous puissions en débattre dans tous ses aspects, il m’a paru utile de rapporter directement les propos de l’une des auteurs de l’étude, même s’ils ne vont pas dans le sens de la majorité des commentaires faits sur ce blog.
Tout n’est pas simple dans le monde de l’apprentissage. Sauf que dans la réalité, trop d’élèves ont des lacunes en orthographe et qu’il faut bien faire quelque chose pour les réduire. Alors quoi ?
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