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14 janvier 2007

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Voici les sites qui parlent de Et maintenant, les mathématiques ! :

Commentaires

gregoire

Gilles de Robien agit et ne se contente pas de gérer. Et cela malgré tous ceux qui l'entourent ou qui sont installés dans le système et qui freinent des deux pieds...
Pour le calcul mental il suffit de faire un test... si les parents ne s'y mettent pas?!?

Guillaume

Je cite :
Que reste-t-il de la pratique du calcul mental avec l’arrivée de la calculatrice ? Quand celle-ci est-elle autorisée, à quel niveau ? Beaucoup dénoncent le recul de la division à l’école élémentaire, est-ce exact ? Aurait-on sacrifié une génération de mathématiciens en herbe ?

Certaines classes continuent à faire du calcul mental. Le hic c'est plutôt que l'on enseigne plus correctement les techniques.
Le calcul mental ne s'effectue pas comme une opération posée en colonne.

Michel Delord a écrit un très bon texte sur le sujet
http://www.sauv.net/delord/calcul/calc-index.html

Sur le recul de la maîtrise de la division, il est patent.
1° Les évaluations de sixième nous le démontrent : l'association Reconstruire l'Ecole en a fait une présentation claire contrairement au ministère, on y voit notamment qu'on obtient qu'un taux de réussite de 41,22 % pour 60 divisé par 4.
2° On a supprimé dans les I.O la multiplication de deux décimaux (1,2 x 3,4 est hors programme) et la division des décimaux (le dividende, le diviseur et le quotient doivent être entiers.

Petite anecdote sur la division : j'ai appris en formation initiale une technique de division inspirée des travaux de P.Faure totalement inapplicable en classe. Pour tout vous dire à 4 étudiants, en nous y reprenant à plusieurs reprises aucun d'entre nous n'a réussi à obtenir le même quotient.
En classe, j'ai utilisé la technique consistant à poser la soustraction dans la division. On la retrouve très fréquemment dans les manuels actuels. Cela ne me satisfaisait pas pour autant.
C'est finalement une dame de service de mon école qui m'a enseigné la technique sans pose de la soustraction.
(On la retrouve de façon très détaillée sur le site de Bernard Appy : http://appy.ecole.free.fr/

Mes élèves calculent mieux et plus vite depuis ce jour, je leur apprends aussi la preuve par 9 ce qui les amuse beaucoup.

Le pire c'est que les pédagogues n'enseignent jamais simplement le sens de la division (eux qui bondissent si souvent comme les cabris de De Gaulle : le sens ! le sens !).
En formation continue l'année dernière, j'avais posé la question à des collègues de cycle III dont certains étaient plus âgés que moi. Pas un ne m'a redonné celle que l'on donnait encore dans les années 60 : je cherche soit la valeur d'une part soit le nombre de parts. C'est tout bête mais comme cela facilite le raisonnement des élèves notamment en problèmes.
Avec une telle définition l'apprentissage de la règle de trois par exemple est enfantin : il y a deux ans lorsque j'ai décidé d'abandonner les fichus tableaux de proportionnalité (qui ne fonctionnent évidemment maintenant qu'avec des nombres entiers divisibles entre eux) pour revenir à la règle de trois, la réponse a fusé dans la minute où j'avais posé pour la première fois un problème nécessitant de faire une règle de trois (Monsieur, il faut d'abord trouver la valeur d'une part...).

Guillaume

Car la réforme évoquée ne sera officialisée par une circulaire qu’après le travail du groupe de spécialistes, dont certains membres de l’Académie des Sciences, recrutés par le Ministre. Attendons donc les conclusions de ces experts. Peut-être nous diront-ils, contrairement aux nombreuses enquêtes internationales, que notre niveau en maths a baissé…

Des scientifiques et non des moindres ont déjà tiré la sonnette d'alarme.
http://www.fondapol.org/pdf/SavoirsFondamentaux.pdf

Cirla

A Grégoire.
Vous êtes libres de penser que le Ministre agit; je pense qu'il s'agite.
A Guillaume.
Le Ministre vient de publier SA circulaire sur la Grammaire avant d'attendre les conclusions du groupe d'experts qu'il avait lui-même nommé. Le calendrier politique semble à l'évidence prioritaire.
Comment croire qu'il n'en sera pas de même pour les Mathématiques et comment porter crédit à son attitude?

Guillaume

Cher Cirla, c'est un politique, son calendrier n'est donc pas le nôtre.
En ce qui concerne l'école primaire, ses interventions ont au moins eu le mérite de déstabiliser le socle des pédagos, il vacille, chancelle mais résiste encore rassurez-vous. Ce sont tout de même des petits plaisirs qu'on ne se refuse pas, ils ont été si rares pendant des années.

Tiens une lecture du soir :

M. de Robien pourrait réintroduire les quatre opérations du calcul dès le CP
LE MONDE | 17.01.07

Après l'apprentissage de la lecture et celui de la grammaire, le ministre de l'éducation, Gilles de Robien, s'apprête à réformer l'apprentissage du calcul à l'école primaire. Saisie le 14 décembre 2006 par le ministre afin de lui "fournir une analyse" à ce sujet, l'Académie des sciences a réuni une commission de spécialistes. Celle-ci doit officiellement lui remettre, le 23 janvier, un avis, dont Le Monde a pris connaissance.

Au milieu de recommandations générales, ce texte va dans le sens d'une possible réintroduction dès le CP de l'apprentissage des quatre opérations, pour lequel les programmes actuels privilégient la progressivité, particulièrement en ce qui concerne la division posée, qui n'est introduite qu'à partir du CE2. Cette éventualité, qui implique une modification des programmes de 2002, suscite des controverses parmi les professionnels de l'éducation et notamment l'opposition de la plupart des spécialistes des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).

Adopté par un vote "quasi unanime" après d'âpres débats internes, l'avis est résumé en huit points. Le premier point suggère que soit apportée "une attention toute particulière à la formation des maîtres". Le deuxième plaide pour un enseignement du calcul "en étroit contact avec les autres matières". Le troisième insiste sur "la mise en place d'automatismes".

REVERS POUR LE "PÉDAGOGISME"

Le quatrième point, déterminant au regard de ses conséquences sur les programmes, affirme que "l'enseignement du calcul doit commencer par une pratique simultanée de la numération et des quatre opérations, manipulant aussi bien nombres "concrets" (nombre de pommes) qu'"abstraits" (nombre de fois)".

Le cinquième point juge "toutes pertinentes, nécessaires et complémentaires" les modalités que sont le "calcul mental, calcul posé écrit, calcul approché, calcul instrumenté" (avec une calculette), et préconise de "fixer et structurer les connaissances en s'appuyant sur l'écrit".

Le sixième point affirme que "les liens entre géométrie et calcul doivent être introduits très tôt", et souligne que "la recherche cognitive montre l'existence de liens étroits entre la représentation des nombres et celle de l'espace, qui font en partie appel aux mêmes régions cérébrales". Le septième insiste sur "l'importance de la proportionnalité" et préconise "une bonne maîtrise de la règle de trois en fin de primaire". Le huitième rappelle le rôle du jeu dans l'apprentissage du calcul.

L'avis de la commission représente un succès relatif pour les adversaires du "pédagogisme", en premier lieu le groupe de recherches interdisciplinaires sur les programmes (GRIP) : cette association présidée par un membre de la commission, Jean-Pierre Demailly, professeur à l'université Grenoble-I, est soutenue par Laurent Lafforgue, médaille Fields en 2002 - la plus haute distinction internationale en mathématiques.

Sans être entièrement satisfait, M. Demailly considère l'avis comme "une avancée". M. Lafforgue y relève des "éléments positifs susceptibles de remédier partiellement à la destruction de l'enseignement du calcul à l'école primaire dans les dernières décennies", mais juge ces éléments "très insuffisants" et compte diffuser dans les prochains jours "un texte concurrent".

La commission de l'Académie est constituée de Jean-Pierre Kahane, professeur émérite à l'université Paris-Sud (Orsay), ancien responsable de l'International Congress on Mathematical Education (ICME), de Jean-Christophe Yoccoz, médaille Fields en 1994 et professeur au collège de France, de Stanislas Dehaene, mathématicien et psychologue cognitiviste, professeur au collège de France, d'Yves Meyer, professeur à l'Ecole normale supérieure-Cachan, Pierre Léna, délégué à l'éducation et à la formation de l'Académie, astrophysicien à l'université Paris-VII (Denis-Diderot), et de M. Demailly.

Luc Cédelle


gregoire

Et aussi littérature en péril..

Dans un article du Nouvel Observateur (11 janvier 2007), Marc Fumaroli, chargé de présider une commission sur le minimum de "culture humaniste " souhaitable à l'école ou au collège fait une analyse que j'ai faite depuis longtemps.
Il constate que "plusieurs générations de jeunes français ont été privés du plaisir de l'analyse des textes...", il note que "...les grands textes, poèmes et prose, ont été rendus insipides par une prétendue science transcendante qui les met sur le même plan que des comptes de blanchiseuse..". Il dénonce les programmes actuels écrits dans un "jargon " illisible, l'influence du structuralisme, de la sociologie marxiste... et de leurs promoteurs qui ont "colonisé les instances de décision pédagogique...".
Que de temps perdu et de générations sacrifiées. Mais à quant le grand ménage pour écarter tous ceux qui contribuent à "massacrer" les générations d'enfants" qui se succèdent dans l'école?
C'est un scandale immense, ce maintien d'un système et de tous ceux qui refusent aux plus démunis des élèves d'accéder à l'excellence et à la richesse de notre patrimoine culturel ...
Scandale cette réalité qui prive les plus démunis de développer leurs talents et leurs capacités.
Scandale, car nous leur fermons l'accès au bonheur et aux richesses crées par tous ceux qui nous ont précédé. Ce barrage commence par l'utilisation de méthodes de lecture qui leur interdisent l'accès aux beaux textes et à la compréhension du monde.
Jusqu'à quand devront-ils en pâtir?

gregoire

Et aussi littérature en péril..

Dans un article du Nouvel Observateur (11 janvier 2007), Marc Fumaroli, chargé de présider une commission sur le minimum de "culture humaniste " souhaitable à l'école ou au collège fait une analyse que j'ai faite depuis longtemps.
Il constate que "plusieurs générations de jeunes français ont été privés du plaisir de l'analyse des textes...", il note que "...les grands textes, poèmes et prose, ont été rendus insipides par une prétendue science transcendante qui les met sur le même plan que des comptes de blanchiseuse..". Il dénonce les programmes actuels écrits dans un "jargon " illisible, l'influence du structuralisme, de la sociologie marxiste... et de leurs promoteurs qui ont "colonisé les instances de décision pédagogique...".
Que de temps perdu et de générations sacrifiées. Mais à quant le grand ménage pour écarter tous ceux qui contribuent à "massacrer" les générations d'enfants" qui se succèdent dans l'école?
C'est un scandale immense, ce maintien d'un système et de tous ceux qui refusent aux plus démunis des élèves d'accéder à l'excellence et à la richesse de notre patrimoine culturel ...
Scandale cette réalité qui prive les plus démunis de développer leurs talents et leurs capacités.
Scandale, car nous leur fermons l'accès au bonheur et aux richesses crées par tous ceux qui nous ont précédé. Ce barrage commence par l'utilisation de méthodes de lecture qui leur interdisent l'accès aux beaux textes et à la compréhension du monde.
Jusqu'à quand devront-ils en pâtir?

Cirla

Trois remarques à volonté humoristique pour Grégoire.

1- "Blanchisseuse" et "mais à quand"

2- Ce n'est pas parce que j'ai dit que j'avais lu, relu et rerelu un paragraphe qui me contrariait de Sejan qu'il faut écrire en double les commentaires. Je relis si je veux.

3- Dans ma région quand quelqu'un se répète comme ça, on dit qu'il "répépiège". C'est un peu comme "radoter" avec une nuance affective.

Maintenant sans rire.
Quand on se fait piquer une analyse de cette pertinence ce doit être rageant.
Il faut la faire breveter immédiatement. C'est le seul moyen de ne pas être spolié intellectuellement.

Guillaume

"Je relis si je veux."

Vous êtes mon pédago préféré cher Cirla.

gregoire

Je fais amende honorable pour les deux fautes, quant à la répitition du texte, le logiciel m'a redemandé un code pour éviter les messages automatiques. Croyant m'être trompé la première fois, j'ai réédité un code.
Bien cordialement.

Cirla

Echos aux commentaires de Guillaume, Grégoire, et Sejan

A Guillaume.
L’écho, en boomerang, aux tentatives d’humour, peut être, lui aussi, humoristique. (Ce qui semble normal pour un écho)
Je suis heureux, donc, d’être votre préféré des pédagos, malgré leur fâcheuse tendance à la « gangrène » et, surtout, à la « vérole », ce qui tempère le plaisir.

Maintenant, sérieux.
J’ai suivi le lien « appy… » (Je suis comme ça, j’écoute) et j’en suis « happy ».
J’y ai trouvé, en référence : « Extrait du fascicule Les nouveaux programmes de l’école primaire. Mathématiques Document d’accompagnement Le Calcul mental, Cycles des apprentissages fondamentaux. Cycles des approfondissements. »:
« Automatisé ou réfléchi, le calcul mental doit occuper la place principale à l’école élémentaire et faire l’objet d’une pratique régulière, dès le cycle 2. Une bonne maîtrise de celui-ci est indispensable pour les besoins de la vie quotidienne (que ce soit pour obtenir un résultat exact ou pour évaluer un ordre de grandeur). Elle est nécessaire également à une bonne compréhension de certaines notions mathématiques (traitements relatifs à la proportionnalité, compréhension du calcul sur les nombres relatifs ou sur les fractions au collège…). Et surtout, une pratique régulière du calcul mental réfléchi permet de familiariser les élèves avec les nombres et d’approcher (en situation) certaines propriétés des opérations… »

Instruction à respecter. Facile, d’autant plus qu’on est tout à fait d’accord.
Mais, ils datent de quand ces nouveaux programmes ?
De Robien, il ne va pas « répépieger » avec sa « nouvelle circulaire » sur le calcul mental?
Et qui c’est qui paye pour ses « répépiégeades »?


A Grégoire.
L’écho, en boomerang, aux tentatives d’humour n’est pas obligatoirement humoristique. (Sanglots retenus)
Aussi, au risque d’être accusé de « ripitition », (oui, je sais, je suis impitoyable) je rappelle que mes remarques étaient à volonté humoristique.
Au premier degré, mon message voulait être : « Des «fautes», et notamment, d’orthographe tant elle est complexe, peu sont à l’abri. »
Soyons donc exigeants. Mais d’abord envers nous, si nous voulons être crédibles et « aimables », au lieu d’être aussi critiques envers « les autres ». Sensible à votre humilité et salut cordial. Amicalement.

A Sejan.
A commentaire, pas rigolo,
Echo pas rigolo.

D’abord, merci pour vos réponses. Je n’ai pas encore consulté le lien indiqué. Il y aura donc sans doute un autre: A Sejan . (Preuve d’intérêt pour vos commentaires ....et d’obstination sur la défense des miens.)

Redite : Rétablir la souveraineté de l’Institution. (Aujourd’hui sur le cursus scolaire de ses « usagers ».)

Vous avez le courage de prendre le risque de faire des propositions concrètes. Elles sont élaborées sur la forme et le contenu. Leur opérationnalisation prévue. Donc respect.

OK sur le contenant
Bien qu’il faille s’attendre à de grandes difficultés « géographiques » et « sociologiques ».
L’avancement du réseau de communautés de communes pourrait être aujourd’hui un élément « géographique » facilitant la réorganisation structurelle).
Avez vous testé les syndicats et les associations de parents d’élèves pour le « sociologique »?

Sur le contenu.
Vous proposez une organisation pédagogique institutionnellement différenciée sur la composition des « groupes d’apprentissage » en fonction des objectifs.
Je la trouve pertinente et tout à fait claire.
Elle me fait penser à celle mise en œuvre (avant !) dans les « Classes uniques » ou « Postes doubles » de campagne. Ce peut être donc opposé aux « réacs », aux « frileux » et à tous ceux qui ont aimé « Etre et avoir ».
Explications pour les « trop » jeunes…..
L’obligation de gestion de classes très hétérogènes en âge (et donc compétences) avait conduit les enseignants à ce type de différenciation organisationnelle sur leur classe ou sur les deux de l’école.
La matinée était organisée par niveau d’acquis dans les disciplines que vous dites « de socialisation » et que j’appellerai « instrumentales » : globalement les mathématiques et le français.
Les élèves, (de 5 à 11 ou 12 ans), étaient répartis sur trois niveaux (GS/CP, CE, CM) avec des leçons spécifiques et une démultiplication de la différenciation des niveaux par des exercices d’applications de complexité croissante. (Cette forme d’organisation aurait paraît-il inspiré celle des cycles qui n’a toujours pas été mise en œuvre et que Mr De Robien aurait donc tort d’incriminer)
L’après midi était consacrée en groupe classe complet à l’Histoire, la Géographie, les Sciences, le Dessin …, avec des supports pédagogiques « modestes » mais adaptés. Grâce à eux, enseigner demandait « essentiellement » des capacités de gestion des groupes.
Les activités « d’éveil » (que vous précisez : dialogué et guidé à l’observation-compréhension structurée du monde) ont à leur « avènement » brutalement exigé une culture générale beaucoup plus large.
Peu d’enseignants ont réellement pris le risque de « jouer le jeu » et d’exposer à ses limites leur «je sais tout » garant fragile de « l’autorité/compétence ». Beaucoup ont craint d’être dépassés par les questionnements « tous azimuts » de leurs élèves sur le « réel », sans la bouée de la réponse « homologuée préfabriquée », mais ils ont adopté scrupuleusement le label « Discipline d’éveil » comme étiquetage au même contenu, ce qui a permis, à la fois, de ne rien changer, de satisfaire aux demandes hiérarchiques statistiques de pratiques nouvelles et de ….perturber les grands-parents attachés à « La leçon de Choses ».
Votre organisation en binôme peut rassurer enseignants et «usagers» par sa complémentarité mais ce n’est pas gagné.
Pensez aussi à inclure dans le binôme, un enseignant qui court, qui saute, qui danse, qui fait rire quand il raconte des histoires comiques..., et un autre qui chante, qui dessine, qui récite des beaux textes et qui pleure quand ils sont tristes. (Les enfants adorent).

Les gros problèmes pour moi :

Vous proposez :
1- « Pour moitié, à mi-temps, un cursus maintenu par classes d’âge, en groupes hétérogènes, mais seulement articulé sur l’acquisition de «fondamentaux de socialisation» (expressions écrite et orale, outils mathématiques de base, éveil dialogué et guidé à l’observation-compréhension structurée du monde).»

Pas de problème majeur, à mes yeux, pour les activités « d’éveil ».
En revanche, sur la totalité du cursus scolaire obligatoire, l’hétérogénéité croissante des compétences en « français » et « maths » deviendra vite, comme actuellement, difficile à gérer et exigera une différenciation pédagogique interne au groupe synonyme « d’échec » pour les « usagers ».

2- « Pour moitié, second mi-temps, un parcours strictement individuel, sans critère autre que l’aptitude et la réussite, de cumul d’unités de valeur modulaires, dans des champs disciplinaires choisis. »

C’est, ce qui déterminera l’orientation de la poursuite du cursus éducatif.
Aussi, immédiatement, les « usagers » en feront le ½ temps « stratégique », celui à prendre au sérieux ; et privilégieront, si on leur en laisse le choix, les champs disciplinaires considérés socialement « nobles ».
Votre système « d’orientation sélective » sur le critère strict de « méritocratie scolaire » (le moins injuste) sera alors rapidement perverti. Certains champs disciplinaires seront saturés par l’afflux d’élèves aux résultats médiocres mais imposés par « l’entregent » ou le « copinage » (pour reprendre vos termes) des mêmes parents « initiés » qui, aujourd’hui, soumettent l’Institution à leurs souhaits, dans des commissions d’appel, véritables chambres de désaveu des enseignants de terrain par leur propre hiérarchie.

Pour que votre organisation, qui allie le socle commun des « savoirs fondamentaux de socialisation » et le « parcours individuel d’excellences » puisse être efficace et donc respectée, l’Institution devra obligatoirement redonner aux enseignants « de terrain » la « redoutable » responsabilité de l’évaluation de l’aptitude et de la réussite et en conséquence, de l’orientation des élèves vers des champs disciplinaires imposés, s’ils n’atteignent pas les unités de valeurs requises dans les champs de leurs choix premiers.

Ce ne sera possible que si le rapport conflictuel citoyen/ parent d’élève (interne à la plupart d’entre nous) s’établit (se rétablit ?) en faveur du premier.

Qu’en penseront les associations « communautaristes » de parents d’élèves ?
Quels politiques vous suivront ?
Posons leur la question.
Maintenant.

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