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31 octobre 2006

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Voici les sites qui parlent de Question de rythme :

Commentaires

hifi

En tant que praticien de longue date,je peux vous assurer que notre école marche sur la tête et qu'elle n'est plus adaptée à notre époque.

La télé,les radios,les jeux video,les tchatche,les familles éclatées majoritaires,la responsabilisation trop précoce des enfants ont modelé un élève de 6ème tel qu'il n'est plus capable d'assumer les tâches de collégien.

Il est devenu soit amorphe le matin,soit incontrôlable en fin de matinée,insupportable en fin d'après-midi, ce qui fait que l'enseignant n'a plus beaucoup d'heures "rentables" disponibles pour faire passer un savoir.

Si l'on ajoute à cela les aberrations d'un emploi du temps dans lequel l'EPS est proposée de 8 à 10 h,les arts platiques ou la musique à 10 h et les maths et langues à 15 h ou 16 h,vous comprendrez facilement les aberrations du système.

Je passe sous silence les inepties des 55 mn (!) de cours,l'interdiction de prendre une douche après le sport,les cartables béton,les bousculades dans des couloirs non surveillés,le stress des contrôles "sanctions",vous comprendrez aussi pourquoi les petits Français aiment de moins en moins le collège.

Une exception pourtant au tableau.

Ils viennent au collège pour une seule raison:
rencontrer les copains,forger une communauté affective avec eux,car leur "maison" est devenue soit un vide sidéral, soit à l'inverse un Babel de fratrie reconstituée,un lieu de non communication,un hôtel de passage en alternance tous les 15 jours.

Le collège est devenu,à l'image de notre société, un hypermarché de la note.

On y rencontre les copains,on vient y consommer de la note,si possible bonne,pour que papa cède au MP3 le premier dimanche,et que maman concède le nouveau portable le dimanche d'après.

Pauvre école,cette deuxième maman est bien malade aussi!

Grégoire Kueny

Ce n'est vraiment pas le problème numéro un. Le problème c'est que l'enfant s'ennuie à l'école, c'est pour cela que le temps est trop long. La classe hétérogène ne satisfait aucun élève. les contenus sont décevants car pauvres et peu intéressants.

Sejan

C'est une question qui peut être dans le détail laissée à l'initiative d'établissements enfin reconnus dans leur autonomie pédagogique et éducative.
Cela dit, le système des examens doit effectivement être repris dans une logique majoritaire de contrôle continu pour cesser d'empiéter sur le déroulement des acivités de formation et ... il y a beaucoup trop de vacances.
Les apprentissages doivent être intégrés au tissu ininterrompu de la vie de l'enfant, q'une école "différente", "allongée-allégée", et des enseignants aux missions "renouvelées" doivent pouvoir accueillir et encadrer 40 à 45 semaines par an.

Cirla

Je suis d'accord avec l'idée que, malheureusement, la non prise en compte des rythmes biologiques de l'enfant, n'est pas "le" problème majeur de l'école (confer un précédent commentaire).
Je verrai même dans cet engouement le prolongement du "surtout pas d'effort nous avons quelque chose à vous vendre". Et après, le "arrêtez de fumer sans effort", le "maigrissez sans effort", le "soyez belle sans effort",... on nous promettrait le "apprenez sans effort".
Toutefois en débattre ne peut pas nuire. Même s'il me semble que, si l'élève, contrairement à ce qui est prétendu n'est déjà pas "au centre du système éducatif", l'enfant lui, l'est dans le système économique comme "proie privilégiée".

Quelques propositions malgré tout en fonction de ce que nous disent, je crois, les chronobiologistes.
Pour le calendrier scolaire annuel un progrès a été fait avec la réduction des vacances d'été et une reprise des cours (hors universités) début septembre. Pourquoi ne pas remettre en oeuvre ce qui avait été tenté : l'alternance 7 semaines de travail 2 semaines de repos en maintenant le système des zones pour tenir compte des réalités économiques?
Et pourquoi ne pas revoir sereinement une organisation rationnelle des jours fériés d'origine civile ou religieuse? (Le respect des hommes et des valeurs qu'elles commémorent exigent-ils des dates "sacrées" immuables? Et serait il scandaleux de demander aux "églises" d'harmoniser leurs dates de fêtes, comme elles ont su intelligemment le faire au cours de l'histoire avec les fêtes "païennes"; ce qui aurait le mérite de réunir au moins temporellement les croyants de toutes obédiences et les non croyants?)
Pour les examens, attention aux effets pervers du contrôle continu. Les élèves savent "ralentir" leur investissement voire décrocher totalement s'ils savent qu'ils ont le "minimum syndical" pour passer dans la classe supérieure.Mais l'organisation des examens pose réellement des gros problèmes de "gaspillage" de temps scolaire.
Pour l'organisation de la semaine comment justifier un fonctionnement aussi disparate?
(Et n'y a t il pas concurrence déloyale avec les écoles "privées" qui peuvent s'organiser librement?)
Pourquoi donc ne pas généraliser la suppression du mercredi dans une semaine "allongée-allégée" comme le propose Sejan? Ce "calage" sur l'emploi du temps parental aurait au moins le mérite de donner plus de temps à la vie familiale et éviterait le "vide" du mercredi.
Quant à l'organisation de la journée il faut reconnaître que, toujours si l'on écoute les chronobiologistes, les moments où l'élève serait "disponible" pour les apprentissages, sont rares. Pas de bonne heure (réveil lent), pas en fin de matinée (fringale), pas en début d'après midi (sommeil après le repas). Les élèves seraient "performants" en fin d'après midi au moment où ils sortent de l'école.
Comment alors organiser les plages d'activités cérébrales "efficaces"?
Faut il leur consacrer exclusivement les matières dites "fondamentales"?
Mais c'est illusoire de croire que l'apprentissage musical ou plus généralement artistique sera plus fécond aux heures creuses et c'est donner à ces disciplines un statut de moindre importance déjà analysé par les élèves.
Et, est il vraiment raisonnable de faire pratiquer des activités physiques en début d'aprés midi en pleine digestion?
Et comment concilier les emplois du temps des multiples intervenants divers?

Aussi, il me semble que jusqu'à ce qui correspond à la cinquième, un enseignant polyvalent (avec la définition de "l'Honnête Homme), responsable unique d'une classe, serait le seul à même d'être à la fois, à l'écoute de l'état de ses élèves et capable d'organiser ou réorganiser "la journée pédagogique" en alternant les contenus et les phases différentes de l'apprentissage pour les adapter à leurs besoins et possibilités biologiques.
Vaste réorganisation donc du système.
Amicalement utopique.
G Cirla

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