La carte scolaire continue à faire couler beaucoup d’encre. Mais le débat évolue.
- Il est aujourd’hui reconnu que, partant d’un objectif d’égalité des chances, la carte scolaire est aujourd’hui contournée de façon inégalitaire.
- On ne trouve plus personne désormais pour dire qu’il ne faut rien changer. Le débat s’articule autour de ceux qui veulent la supprimer progressivement, et les autres qui souhaitent l’aménager, l’assouplir ou l’élargir.
- Tous ont bien identifié le vrai problème : la grande hétérogénéité des résultats des établissements. Et ce, même à environnement socioculturel comparable, situation d’autant plus difficile à admettre.
On chemine donc naturellement vers l’idée qu’il est préférable, voire indispensable, de refuser de se résigner à de telles différences de résultats, plutôt que de se focaliser sur les conséquences contraignantes en matière de carte scolaire.
Mieux vaut en effet s’obliger collectivement à redresser les établissements en difficultés plutôt que de contraindre les enfants qui vivent autour à y aller. Après tout, c’est bien le moins que leur doit la République. Qu’elle nous doit à tous.
Un autre point m’a laissé perplexe. Il s’agit de la critique récurrente des politiques qui s’intéressent à la carte scolaire. De quelque bord qu’ils soient, on semble mettre en doute leurs réflexions, jugeant qu’elles ne seraient qu’à seules fins électorales. Alors, faudrait-il qu’ils se taisent sur les sujets de fond jusqu’en mai prochain ? Et laisser le terrain en jachère ?
PS : Guillaume, pour répondre à votre post, ma fille est scolarisée dans le public et dans le collège de son quartier. Ai-je gagné quelque chose ? Le droit de débattre, peut-être ? Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas… !
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