Je suis très heureux que la convention tenue mercredi par l’UMP ait permit des échanges d’une grande qualité, grâce notamment aux intervenants d’origine et de profil très variés. En conclusion de cette journée, le président de l’UMP a dit toute sa confiance dans l’École qui a toujours accompagné les progrès de la société française, et demandé qu’on cesse de la critiquer et, a fortiori, de la discréditer. Et puis, il a tenu à clarifier le point suivant : pour lui, le politique n’a pas à intervenir dans le fond de la pédagogie, celle-ci relevant seule de la responsabilité des enseignants.
La convention avait été placée sous l’emblème du « devoir de réussite ». Car, rappelons-le, pour assurer la réussite de tous les élèves - une réussite de base commune à tous avec l’acquisition d’un socle commun de connaissances et de compétences fondamentales, puis une réussite propre à chacun - encore faut-il faire réussir l’École. D’où la question du comment ?
Au-delà des déclarations d’intention, il faut aujourd’hui dire ce qu’on fera demain pour que l’École puisse tenir ses engagements. C’est à ce titre que Nicolas Sarkozy a proposé trois directions :
- Faire confiance aux équipes éducatives de chaque établissement, lesquelles pourront affecter librement une partie substantielle de leur budget – le chiffre de 20 % a été avancé.
- Evaluer régulièrement tous les établissements, ce qui est la contrepartie indissociable de cette liberté. Et le faire de façon transparente.
- S’engager à aider résolument les établissements les moins favorisés pour qu’ils améliorent leurs performances.
Les échos de la convention n’ont voulu retenir que la conséquence de ces dispositions qui entraîneront l’inutilité de la carte scolaire. Car l’homogénéisation des résultats et des performances des établissements, ainsi que la liberté du choix des modalités pour y parvenir, rendront progressivement caduque la nécessité d’affecter tel élève dans tel école. Je précise ici que cette éventualité a bel et bien été présentée comme une résultante à terme, et seulement si les conditions sont réunies.
En tous cas, ce point, comme tous les autres, mérite un vrai débat. Et non des invectives réductrices, dont l’effet serait d’empêcher l’échange d’arguments. Je souhaite que ce blog permette de débattre de tous ces sujets sur lesquels on peut certes avoir des avis différents mais certainement pas de l’indifférence. Les propositions faîtes par le président de l’UMP témoignent ainsi de sa conviction que l’École est prête à évoluer. C’est là un gage de confiance à son égard. Pour moi, ça va de soi. Mais il n’en va peut-être pas de même pour tout le monde…
Un article du Courrier de l'unesco de novembre 2000... déjà... est à méditer "Nouvelle Zélande : les exclus de l'école néo-libérale" (http(http://www.unesco.org/courier/2000_11/fr/doss31.htm)
Rédigé par : Quoique | 28 février 2006 à 18:30
Malheureusement votre intégration UMP l'emporte sur une réflexion fondatrice d'une vision progressiste, au sens noble du terme, du système éducatif.
Le panel des inteervenants était bien signifiant d'un échec annoncé.
Les trois "révolutions" sakozyste existent déjà :
Les secteurs scolaires sont tellement mis à mal, y compris voire surtout par les profs, avec la coupable indulgence de l'institution qu'ils n'existent plus que pour les défavorisés du système éducatif.
La mise à la disposition des 20% financiers pour l'exercice de l'autonomie est déjà utilisée par les chefs d'ets qui le veulent dans le cadre normal et législatif de leur fonction d'ordonnateur. Si ce n'est pas 20% cela s'en rapproche et ne changerait pas beaucoup dans le cadre d'une autre définition du budget. Seuls ceux qui n'utilisent pas la liberté dont ils jouissent l'usent et camouflent leur incapacité en réclamant davantage.
Que les Zep soient inefficaces il y a longtemps qu'on le sait mais ce n'est ni en les supprimant, ni en donnant plus à ceux qui en ont besoin mais en faisant "autrement"
ainsi, pour les "Collèges, Ambition Réussite", voici quelques pré-requis :
- Les personnels sont nommés hors mouvement
- Leur salaire est celui de la France d'outre-mer
- Leur promotion se fait automatiquement au grand-choix
- Ils sont nommés pour un an à l'essai puis pour quatre ans insécables
- A partir de la fin de la cinquième année ils peuvent être nommés prioritairement sur le poste de leur choix en collège
- Le chef d'établissement est nommé en fonction de sa motivation et sur présentation d'un avant-projet pédagogique, culturel, social
- Le chef d'établissement est partie prenante dans les nominations de personnel
- Les professeurs d'art plastique et d'éducation musicale sont choisis en fonction d'un projet culturel
- Le professeur d'éducation musicale est choisi en fonction de ses capacités à animer une chorale et un orchestre
- Le projet d'établissement est défini par l'équipe éducative par référence aux programmes et aux objectifs officiels
- Le projet comporte une définition de son évaluation et une obligation de résultat
- Le secteur scolaire inclut une mixité sociale, les dérogations sont interdites
- Le projet s'appliquera aux sixièmes la première année, puis aux cinquièmes…il sera présenté aux parents
- Les personnels en place seront soit intégrés par l'équipe de base, soit nommés ailleurs au fur et à mesure
- L"horaire de service n'est pas limité aux services statutaires, seuls les congés de longue durée sont remplacés
- La formation continuée est obligatoire, (auto-formation, inter-formation, stages)
- Les personnels restés en place suivent obligatoirement la formation continuée s'ils veulent être intégrés
- Les professeurs ouvriront largement leur classe à leurs collègues de toutes disciplines et aux parents
- Les personnels d'inspection sont désignés en fonction de leur considération positive pour le projet
- Les personnels d'inspection désignés participent à la formation des personnels et au suivi de l'expérience
- Chaque classe aura une salle affectée au moins en sixième, la majorité de ses cours s'y déroulera
Quel ministre de l'éducation aura le courage de proposer un tel programme?
Le seul ministre valable que j'aie connu c'est Haby ( je ne suis pas si sectaire mais lui connaissait le sytème de A à Z et si l'on avait suivi ses recommandations nous n'en serions pas là) tous les autres n'ont eu qu'une envie , celle de troquer la patate chaude pour un ministère plus accueillant.
Si on vous a promis ce ministère en échange de votre approbation je vais avoir l'outrecuidance de vous donner deux conseils :
- L'existence des secteurs scolaires incontournables définis socialement et non seulement géographiquement est une condition fondamentale de tout fonctionnement des collèges et des écoles si on veut mettre fin à la discrimination et créer des réseaux de solidarité entre les "castes" sociales.
- Faites le contraire de tout ce que fait de Robien, celui-là a atteint les sommets de l'incompétence.
Je vais un peu développer, pour mon plaisir , sans aucune illusion sur mon efficacité.
Aucune de ses conseillers ne doit être gardé, les intervenants au colloque sarkozy doivent renvoyés à leurs chères( pour nous contribuables étant donné leur nullité et leur nuisance) études, ils ont des planques, tant mieux pour eux, mais ce sont de réels emplois fictifs.
La recherche pédagogique existe, certes il y a des scories, études bien faites mais sans intérêt, mais elle sont minoritaires et aisément repérables. A côté, depuis une trentaine d'années on a beaucoup progressé, sans pouvoir faire passer dans les faits les données acquises. La responsabilité n'incombe pas toujours aux politiques qui voudraient bien mais savent que c'est électoralement suicidaire, les syndicats et les personnels de l'éducation y ont leur part faute de courage et par paresse.
Tout de même nier l'importance de Perrenoud, Meirieu; Duru-Bellat, Dubet, Thélot le malheureux-qui-y-a-cru et nombre d'autres, ne pas connaître le secteur pédagogique de la Faculté catholique de Louvain ou de la faculté de Genève c'est comme nier les travaux de l'Institut Pasteur. A ce degré d'incompétence on désespère, et nous n'allons pas tarder à rejoindre les E-U qui récusent le darwinisme.
Le problème des banlieues est avant tout éducatif : on a promis, rien n'est venu mais quel est l'avenir?.
Rédigé par : Rhumbs | 03 mars 2006 à 08:41
Tout d'abord une petite présentation s'impose: THOMAS Sophie, 20 ans, domiciliée à Neuvy (03)(donc électrice de M. Périssol...), étudiante en Licence 3 de STAPS à Clermont-Ferrand.
Alors voilà si je me permet de laisser un commentaire c'est uniquement pour vous signifier que ce devoir de réussite me semble quelque peu utopique quand on connaît notamment la baisse (plus que significative) du nombre d'enseignants recrutés: - 50% en ce qui concerne mon domaine à savoir l'EPS (ce qui signifie que sur l'Académie de Clermont-Ferrand sur un peu plus de 150 capétiens seuls 5 (voire 7 dans le meilleur des cas!) deviendront enseignants, quid des 145 autres restants????), baisse qui va fatalement entraîner una hausse du nombre d'élèves au sein des classes: comment réussir quand on apprend à plus de 30 dans une même classe?...
Et qu'en est-il du devoir de réussite des étudiants qui se lancent dans minimum 3 ans d'études pour rien finalement, leur réussite à eux et la mienne par conséquent qu'en est-il? Surtout quand on sait que le gouvernement n'annonce le nombre de postes qu'à la veille de Noël (joli cadeau pour ceux qui travaillent depuis longtemps et qui n'auront pas de postes).Et dire qu'il n'y a encore pas très longtemps une campagne de pub nous lançait le slogan suivant:"enseignant, un métier d'avenir", foutaise! Je pourrais continuer sur la situation des STAPS pendant longtemps mais là n'est pas la question.
Je suis inquiète quant à l'avenir des enfants de ce pays car il me semble que l'éducation prend une mauvaise voie: - d'enseignants, + d'élèves dans les classes... (- d'EPS alors qu'il y a toujours + d'obésité, que les enfants n'ont pas tous l'occasion et la chance de pouvoir s'inscrire dans des structures fédérales faute d'argent...).Elle se doit de redevenir la priorité n°1 du gouvernement (ce qui n'est plus le cas quand on regarde la part des budgets des différents ministères...) car c'est elle si fera la France de demain!
Et je suis également inquiète quant à mon avenir et celui de tous les étudiants de France pour qui l'enseignement était une vocation et qui vont se retrouver à bac + 3,4 ou 5 sans emploi !
Je pense que la logique voudrait que les jeunes aient confiance en l'avenir et bien croyez moi ce n'est pas le cas!
Rédigé par : Sophie | 03 mars 2006 à 12:45
Réponse à Sophie,
Le problème c'est que l'on a recruté des enseignants n'ont pas en fonction des besoins réels mais de la pression des syndicats. Ce qui est anormal c'est que n'importe quel détenteur du Bac peut faire des études de STAPS, alors que l'on sait pertinemment que le nombre de ceux qui réussiront le concours (CAPEPS ou Agrégation) est faible. Il faudrait sélectionner au départ.
Concernant le nombre d'élèves par classe, il est variable en fonction des établissements. Quant à la réussite, je vous rassure elle est identique à 20, 25 ou 30 élèves. Je préfère d'ailleurs 30 à 35 élèves sérieux et motivés, que 16 à problèmes. Cette année j'ai une classe de SEGPA de 12 à 16 élèves (variable en fonction des élèves présents) qui me pose de très sérieux problèmes. Avec une classe de troisième de 25 élèves je n'ai pas de problèmes.
Quant à la réussite de l'enseignement la réalité du terrain vous fera vite comprendre que c'est plus difficile qu'il n'y paraît. Les élèves sont de moins en moins motivés et de moins en moins attentifs. Il suffit d'un ou deux élèves pour vous empêcher de travailler correctement.
Quant à l'urgence numéro un ce n'est pas l'EPS, mais bien la capacité pour chaque élève de savoir lire, écrire et analyser pour être capable d'étudier et de porter un jugement personnel.
Dernière précision : les syndicats (y compris EPS) n'ont qu'un but : élargir leur pouvoir. Pour cela il leur faut une base élargie et nombreuse. Ce n'est donc pas en fonction des besoins réels, ni même pour le bien des élèves, qu'ils revendiquent des postes, mais pour accroître leur marge de manoeuvre. Leur logique est déconnectée de la réalité. N'oublions pas que le système éducatif est financé par l'impôt des français...et que les gaspillages y sont nombreux. Il est normal que la nation demande des comptes et que nos hommes politiques veille à ce que les deniers publics soient correctment utilisés.
Professeur agrégé d'EPS en poste en collège.
Rédigé par : Grégoire Kueny | 03 mars 2006 à 17:26
hi,
good site :) Whish you good luck!
Rédigé par : VotetherNNema | 08 octobre 2007 à 21:22
Sounds intersting.. I can be secretive about my mysterious hit A joke for you peoples! Why do cows wear bells? Because their horns don't work.
Rédigé par : jahoccunc | 02 novembre 2008 à 05:13