Les notes récentes

Les commentaires récents

mai 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

20 juillet 2007

A très bientôt

J’ai conscience d’avoir un peu déserté ce blog depuis quelques temps mais je ne vous oublie pas. Mon absence n’a en effet pas eu d’autre raison que la longue et intense séquence électorale. Comme vous l’avez d’ailleurs noté, la dernière étape n’a pas été favorable.

Je n’abandonne pas pour autant le terrain éducatif. Beaucoup de sujets sont dans l’actualité qui justifient d’ouvrir de grands débats entre nous et l’opinion.

Alors rendez-vous à la rentrée. D’ici là, je vous souhaite un bon été et vous adresse toutes mes amitiés.

18 avril 2007

Et les parents dans tout ça ?

Alors que Philippe Merieu affirme à l’AFP que le premier chantier du futur président devra être de réconcilier l’École et la Famille rappelant que toutes les polémiques soulevées pendant la campagne concernant l’Éducation relèvent du dialogue avec les parents, alors qu’hifi répond, dans la note précédente, qu’un « bon prof » est un prof qui a la chance d’avoir des élèves qui ont de « bons parents », alors même que le rôle et le statut de ces derniers sont officiels depuis le décret d’août 2006 qui les détaille, la place du parent d’élève semble rester éternellement floue.

Ou plutôt inégalement occupée : il y a ceux qui la prennent et ceux qui n’osent pas s’accorder ce droit…

Si je reprends la définition donnée par hifi, les « bons parents » sont ceux qui sacrifient une partie importante de leur temps à surveiller le travail en classe de leur enfant, à surveiller leurs loisirs et à éveiller leur curiosité intellectuelle et artistique. Seulement, il y a ceux qui peuvent le faire et ceux qui ne peuvent pas. Il y a ceux qui veulent le faire et ceux qui ne veulent pas. Et c’est là, une des causes d’inégalité des chances.

Mais, au moins, donnons à ceux qui veulent agir les moyens d’exercer leur rôle. C’est pourquoi la première des priorités reste probablement d’informer régulièrement les parents des résultats de leur enfant et de faciliter les rencontres entre eux et les enseignants de leur enfant.

Or là, la situation est très hétérogène entre les établissements, même si un grand pas a été franchi avec le principe de la remise du bulletin scolaire en mains propres. Il est clair que les modalités de rencontre – les horaires notamment – sont déterminantes. D’où l’idée de les préciser en les intégrant dans un règlement intérieur concerté. Cela semble essentiel.

Comme il est essentiel de réaffirmer que, si les parents doivent pouvoir mieux jouer leur rôle, il n’est pas question qu’ils puissent empiéter sur le domaine des enseignants. A ces derniers et à eux seuls, la responsabilité pédagogique et la responsabilité de ce qui se passe dans la classe. Ce double respect doit régir la coopération entre enseignants et parents. C’est une des conditions de la réussite scolaire.

Mais les préjugés ont la vie dure et si cet objectif est généralement partagé, sa mise en œuvre  se fait bien lentement. Ou plutôt de façon trop inégale, dans un pays où l’École de la République s’est construite sans les parents.

Alors demain il faudra bien mobiliser tout le monde.

10 avril 2007

Les profs font la une

« Qu’est-ce qu’un bon prof ? » à la une du Nouvel Obs. « Des enseignants qui ne baissent pas les bras » sur cinq pages dans Le Point. L’Éducation se fait une place dans les medias. Et on reconnaît de plus en plus que ce sont les enseignants qui font la qualité de l’École.

Certes, il y a de grands débats sur les structures du système éducatif, sur les moyens, sur le contexte socio-éducatif des élèves. Mais, au fond, c’est bien des profs que dépend pour l’essentiel la réussite des élèves.

De leur capacité à les motiver, à les intéresser. Y compris lorsqu’ils ne considèrent pas, ou peu, que l’École peut les aider à sortir des difficultés qu’ils vivent dans leur famille, dans leur quartier. Ces élèves qui « écoutent en cours mais ne font jamais leurs devoirs chez eux ». Et, devant eux, des enseignants qui vont leur proposer des solutions plus ou moins inédites.

De leur capacité à transmettre, de leur aptitude de pédagogue. Car c’est bien dans la classe que tout va se jouer. D’où la nécessité de garantir la liberté pédagogique aux maîtres en évaluant les résultats qu’ils obtiennent dans les acquis des élèves. D’où, aussi, la nécessité de mieux les préparer lors de leur formation initiale.

La journaliste du Nouvel Obs rappelle d’ailleurs qu’en Finlande le recrutement des futurs enseignants évalue l’aptitude naturelle des candidats à bien communiquer avec un jeune public en intégrant dans le concours « un cours à faire devant un jury ». Ceci pour éviter les carences que des enquêtes menées par l’Éducation nationale pointent du doigt : « Dans les deux tiers des cas, les pratiques pédagogiques ne prennent pas suffisamment en compte l’hétérogénéité ; les enjeux de la discipline sont mal perçus ; le projet pédagogique n’existe pas ; la pédagogie donne le monopole au discours du maître. »

Mais quelles que soient les dispositions d’un prof, l’expérience est déterminante. D’où l’intérêt de diffuser les expériences, de repérer les bonnes pratiques. Et d’en débattre. Ce qui est assurément l’objet de ce blog. Alors j’emprunte le titre du Nouvel Obs : qu’est-ce qu’un bon prof ?

31 mars 2007

Trouver sa voie

Le « schéma national de l’orientation et de l’insertion professionnelle », rapport de l’universitaire Pierre Lunel, vient d’être rendu public. Si l’on se souvient que chaque année, 150000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification et 80000 étudiants quittent l’université sans diplôme, on se dit qu’il serait temps que l’on se penche sur l’une des causes de cet échec : une mauvaise orientation.

Car il ne suffit pas de savoir lire, écrire et compter. Il faudra aussi, un jour, pouvoir travailler… Et donc s’engager sur une voie qui le permettra. Or, l’exercice s’avère complexe pour des élèves, à la fois submergés d’informations mais finalement peu au fait de la réalité de la vie professionnelle. Ce qui laisse de beaux jours devant eux aux déjà très fleurissants organismes privés d’aide à l’orientation. Organismes, qui soit dit en passant, sont très loin d’être gratuits… Pas de doute : l’École de la République doit reprendre le flambeau.

Penchons-nous donc sur quelques unes des propositions du délégué interministériel pour sortir de l’impasse.

Celui-ci suggère d’abord de rendre obligatoires les deux heures hebdomadaires de « découverte professionnelle », actuellement facultatives pour les élèves de troisième ; d’instaurer un entretien d’orientation personnalisé pour tous les élèves de première afin de prévenir le « décrochage » ; de consacrer une heure de « vie de classe » à la connaissance des filières de formation ; de développer l’apprentissage ; de faire découvrir toutes les possibilités d’études grâce au processus du « dossier unique de candidatures » ; de créer une commission régionale de coordination post-bac ; de mieux accompagner les étudiants de 1ère année via le tutorat ; de créer un comité université/entreprises et une maison des anciens dans chaque université ; d’instaurer des stages de découverte des métiers… Je m’arrête là mais la liste est longue puisqu’elle compte pas moins de 28 propositions.

Je n’en rajouterai qu’une, la numéro 26 : former les enseignants à l’orientation tout au long de leur carrière. Alors, alors… Puisque Pierre Lunel met à contribution les professeurs dans son projet, à raison me semble-t-il, vous aurez sans doute votre mot à dire…

Une dernière réflexion, enfin. Je me demande quel avenir auront ces propositions compte tenu des échéances à venir. Pourtant, une meilleure orientation est bel et bien l’un des paris majeurs qu’il nous faut réussir pour l’École.

A vous lire…

21 mars 2007

Des mots pour vaincre les inégalités

Le rapport du linguiste Alain Bentolila est clair : « Les inégalités entre les élèves en matière de vocabulaire sont importantes. » A l’âge de 7 ans seulement, certains possèdent 800 mots quand leurs camarades, plus faibles, n’en comptent que 300. Et, évidemment, ce sont les enfants issus de milieux défavorisés qui payent le prix de ce peu de vocabulaire.

Car, faute de mots, on a plus de mal à apprendre et à comprendre. Et la spirale de l’échec s’en trouve confortée.

Que faire ? Eh bien, il n’y a guère d’autre solution que de demander à l’École de combler l’écart. De réduire, voire de vaincre, ce qui constitue, une fois encore, une inégalité des chances.

Comment ? Le linguiste propose de mettre en place des « leçons de mots », à raison d’une demi-heure deux fois par semaine, et ce, dès le plus jeune âge.

Concrètement, et peut-être idéalement, le cours se déroulerait de la façon suivante : « Le maître réunit un petit groupe d'élèves,­ les autres sont occupés à autre chose­, et quatre à cinq mots sont étudiés pendant la séance. Chacun dit le sens qu'il a pour lui, le dictionnaire sera l'arbitre suprême. » Alain Bentolila recommande que soient ainsi appris un minimum de 365 mots par an et que cet apprentissage d’un « fonds commun de vocabulaire » se poursuive de la maternelle au CM2.

Ce projet et la future circulaire qui devrait en découler, sont de bon sens. Mais bien sûr, je souhaiterais savoir si les recommandations d’Alain Bentolila vous paraissent judicieuses pour enrayer des inégalités, somme toute profondément socioculturelles ? Sont-elles un bon début ou un pavé dans la mare ?

Et puis, déplore-t-on réellement une pénurie de vocabulaire chez les élèves ? Voire une vraie carence chez certains ? Le niveau a-t-il baissé ? A-t-il baissé à cause d’une diminution du temps d’apprentissage de nouveaux mots ?

En tout cas, le problème est sérieux et il est temps de s'accorder sur les moyens d'y remédier.

11 mars 2007

L’École du sport

Quelle place pour le sport à l’École ? La question a récemment été posée par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à cinq des candidats à l’élection présidentielle.

Tous se sont engagés fortement en faveur du sport à l’École. Et voici ce que les trois grands gagnants des sondages ont proposé.

Ségolène Royal s’adresse aux professeurs d’EPS et promet notamment de rétablir 70% des postes de CAPES supprimés pour les étudiants en STAPS. Elle déclare : « Le sport scolaire est primordial. Je suis fermement décidée à rétablir ses moyens ».

Nicolas Sarkozy transformerait radicalement la place du sport à l'École en « doublant le nombre d'heures et en augmentant le coefficient » aux examens. Il se prononce pour des épreuves de sport à l'entrée de toutes les grandes écoles et pour que tout enfant ait la possibilité de suivre un mi-temps sportif, afin que les sport-études ne soient pas réservés à ceux qui veulent se consacrer au sport d'élite.

François Bayrou, quant à lui, a souligné le besoin d'amélioration et d'augmentation de l'activité physique à l'École et la nécessité d'aider le bénévolat.

Le budget alloué au sport en général était également commenté. La candidate socialiste a annoncé qu’elle le doublerait, le candidat UMP qu’il y consacrerait 3% du budget de l’État, tandis que le candidat de l’UDF a préféré s’abstenir d’engagement chiffré.

Ainsi va la place du sport à l’École selon nos candidats. Et il y a une certaine convergence : augmentation du nombre d’heures d’enseignement, renforcement des moyens, valorisation de la discipline, élévation du budget… L’EPS est l’objet de bien des attentions.

Pensez-vous, vous aussi, que le sport doit être conforté à l’École car les valeurs qu’il porte sont au cœur de ce que celle-ci doit transmettre ?

07 mars 2007

Feed-back

(L’utilisation d’un mot emprunté à l’anglais m’évitera une éventuelle faute d’orthographe…)

Je voulais vous dire un grand merci pour votre engagement sur l’orthographe. Et je suis bien d’accord avec le dernier commentaire de Cirla : vous êtes, c’est sûr, des passionnés. L’échange restera dans les mémoires. En tout cas, dans la mienne.

Si vous êtes des passionnés, c’est aussi que le sujet de l’orthographe est passionnant. Et le moins que l’on puisse dire est que le débat n’est pas épuisé : il n’y a pas de réponse unique et simple. A fortiori simpliste. Je suis convaincu qu’en matière d’orthographe comme de lecture, on serait bien inspiré de croiser l’évaluation des acquis des élèves avec les méthodes employées. Il faudrait donc mettre en place une dictée de plus pour mesurer l’efficacité desdites méthodes. Ce qui satisferait les uns mais ennuierait les autres, vu les différents avis sur ce fameux exercice ! Voilà pour la « synthèse » que me demandait Cirla.

Mais au delà de ce que font l’École et les enseignants, encore faudrait-il que la société dans son ensemble valorise le sujet et ne se résigne pas à accorder chaque jour un peu plus de place à l’image.

Enfin, un petit mot personnel. J’ai été très ému par les corrections des fautes d’orthographe qui s’étaient glissées dans les commentaires, ainsi que par les explications très claires et très pédagogiques qui leur étaient apportées.

Comme vous le savez, mon père était instituteur et a été le mien en classe de CM2. Plus tard, quand j’écrivais à mes parents, il me renvoyait ma lettre avec les fautes – eh oui, il y en avait – entourées en rouge. Aussi, j’espère ne pas en avoir laissé dans mes propres notes…

Pour conclure, je voulais remercier Fremen de son témoignage, à la fois courageux et instructif. Les points de vue divergent mais le vœu que l’École marche mieux reste unanime.

27 février 2007

Orthographe: suite

Différents échos se font entendre qui veulent donner une autre interprétation de l’enquête sur l’orthographe et avancent d’autres pistes.

Selon Danièle Cogis, qui en est un des co-auteurs, s’il y a baisse de niveau, il n’y a pas arrêt de l’apprentissage. Selon elle « ralentissement ne veut pas dire absence d’apprentissage ou de progrès.»

Ensuite, l’auteur précise que le peu de temps imparti à l’orthographe n’est pas seul responsable de la situation. Pour en savoir plus, il faudrait entamer d’autres recherches. Elle insiste par ailleurs sur le fait que « les pratiques les plus traditionnelles ne peuvent être une réponse valable au défi à relever aujourd’hui. »

D’après elle encore, le par-cœur n’est pas forcément la panacée. « L’essentiel, j’en suis convaincue, c’est de faire davantage comprendre aux élèves ce qu’est le système orthographique, de développer des activités réflexives sur la langue écrite » explique Danièle Cogis.

Quant à la formation des enseignants, elle estime qu’ « un gros effort doit être mené, justement pour aider les enseignants à se lancer dans de nouvelles pratiques de l’orthographe, qui sont aujourd’hui marginales et qui devraient être ensuite évaluées. » Faire autrement, donc.

« Plus que jamais, nous devons réfléchir à nos exigences en matière d’écriture ou d’orthographe » conclut l’auteur.

Et pour que nous puissions en débattre dans tous ses aspects, il m’a paru utile de rapporter directement les propos de l’une des auteurs de l’étude, même s’ils ne vont pas dans le sens de la majorité des commentaires faits sur ce blog.

Tout n’est pas simple dans le monde de l’apprentissage. Sauf que dans la réalité, trop d’élèves ont des lacunes en orthographe et qu’il faut bien faire quelque chose pour les réduire. Alors quoi ?

12 février 2007

L’orthographe en chute libre

D’après une enquête à paraître mais révélée par le journal Le Monde vendredi dernier, le niveau des élèves en orthographe « a régressé de manière notable ».

C’est le constat alarmant auquel ont été conduits quatre professeurs, après avoir fait plancher de courageux petits cobayes sur une dictée tirée de Fénelon. Conclusion : en seulement vingt ans, le niveau général a perdu deux ans. Les élèves de 5ème d’aujourd’hui sont au niveau d’une CM2 de l’an 1987. Ceux de 4ème au niveau d’une 6ème, etc.

Alors, c’est vrai, certains tiraient la sonnette d’alarme, d’autres tentaient de relativiser le problème. Maintenant, on sait à quoi s’en tenir. Et deux ans, c’est un sacré retard.

Le livre issu de l’enquête sera publié fin février. Son titre : « Orthographe : à qui la faute ? » Il serait peut-être le temps effectivement de se le demander. Les quatre auteurs avancent quelques hypothèses : la réduction du temps d’apprentissage de l’orthographe ; la fin des exercices répétitifs, de mémorisation, du par cœur dans le primaire ; la moindre exigence ou vigilance qui est désormais faîte à l’écrit ; ou encore, la trop faible place de la langue dans la formation des professeurs.

Voilà donc ciblées les origines de la baisse de niveau en orthographe. Ce qui m’amène directement à ma première question : vous paraissent-elles justes et complètes ?

Par exemple, le temps passé devant d’autres média (3h20 en moyenne par jour devant la télé pour ne citer que ce chiffre…) ne semble pas évoqué. Or, n’est-il pas un facteur important ? De façon plus large, développe-t-on suffisamment la motivation à lire ?

Par ailleurs, maintenant que sont sus, connus et reconnus, et le problème et ses fondements, attaquons-nous aux solutions. Vous devinez donc ma seconde question : comment faire pour retrouver un niveau au moins comparable à 1987 ? Sachant que, qui peut le plus, peut le mieux…

Le seul retour à l’apprentissage de la lecture via telle ou telle méthode suffira-t-il à enrayer cette baisse de niveau ? Et surtout, parviendra-t-il à faire échec au deuxième constat alarmant de la fin de semaine dernière : d’après une enquête de l’Insee, 461000 Franciliens seraient en situation d'illettrisme et 930 000 rencontreraient d'importantes difficultés face à l'écrit. Soit 13% de la population francilienne, une proportion identique à la moyenne nationale. Il y a véritablement urgence…

07 février 2007

Enseignants: mission possible

Le candidat soutenu par l’UMP à la présidentielle vient de demander à Xavier Darcos, ancien ministre à l’Enseignement scolaire faut-il le rappeler, de « préparer avec les représentants du monde de l’Éducation les premiers éléments d'une réflexion sereine relative aux missions des enseignants, à leur rémunération et aux modalités de progression de leur carrière. »

Eh bien, je me réjouis de cette nouvelle ! L’École entre enfin de pleins fouets dans la campagne présidentielle. Et qui plus est, via la situation des profs. Angle intéressant car inédit.

D’aucuns diront qu’il s’agit d’une tentative de séduction de l’électorat enseignant. Lequel serait d’ailleurs, nous dit l’AFP cette semaine, de plus en plus « volatile »…

Mais il s’agit d’une vraie question dont la portée comme la pertinence sont incontestables. Comment ne pas considérer comme un vrai sujet la mission des enseignants ? Ou plutôt les missions des enseignants et ce qui en découle : le décret de 1950, les horaires ou obligations réglementaires de service, les carrières, les rémunérations, la formation, etc.

Pour parvenir à un résultat positif pour les enseignants, donc pour l’École toute entière, il faut laisser place à la concertation, définir un programme. Cela permettra d’agir après. Et de le faire avec toute l’adhésion requise.

Alors, je l’admets, tout cela parait simple sur le papier. Mais ce n’est certainement pas mission impossible. Et puisqu’il a été demandé de dialoguer avec « les représentants du monde de l’Éducation », je ne résiste pas à la tentation de vous demander ce que vous aimeriez dire.

NB : À toutes fins utiles, je maintiens que ce blog est tout à fait apolitique…

30 janvier 2007

A quand une circulaire sur les compétences ?

Une question m’est venue cette semaine à la lecture des nouvelles directives ministérielles quant à l’apprentissage des mathématiques.

Vous le savez, je suis un fervent défenseur de notre tout récent socle commun. Et savoir lire, écrire, compter sont des fondamentaux qu’il est indispensable d’acquérir et de maîtriser, tant pour la réussite de sa scolarité que pour la réussite de sa vie personnelle et citoyenne. Que l’on donne, dès lors, à l’École tous les moyens pour que chaque élève possède réellement ces trois capacités me semble non seulement cohérent, mais tout simplement… indispensable.

Seulement voilà ! « Tous les moyens » se résument-ils à la pratique du b.a-ba, à la grammaire de phrase et à l’apprentissage des quatre opérations dès le CP ? Je ne reviendrai pas aujourd’hui sur l’efficacité de telle ou telle méthode ni même si l’opportunité ou non de voir le ministre dire quelle est la bonne. Vous vous êtes exprimés là-dessus. Et je ne suis ni académicien, ni neuroscientifique, ni médaille Fields… Ni surtout enseignant.

Mais un point sur lequel je peux m’avancer, c’est que, si ces connaissances doivent être maîtrisées par l’ensemble des élèves, les compétences qui en découlent sont tout autant nécessaires. Comprendre un texte et pas seulement le déchiffrer, savoir partager des bonbons en aval du calcul puisque c’est l’exemple développé par l’académicien Pierre Léna, sont des buts indispensables. Et j’ajouterai, quelle que soit la méthode utilisée pour y arriver, sur laquelle je me garderai bien d’intervenir…

Je ne suis pas contre les décrets et les circulaires. S’ils participent à l’effort de guerre contre l’échec scolaire, allons-y. Mais ne réduisons pas notre ambition pour l’École. Et ne laissons pas aux oubliettes une grande partie du socle fondamental commun qu’on vient à peine de définir. Pour le moins !…

22 janvier 2007

Liberté pédagogique chérie !

Le journal Libération revenait jeudi sur le chat de Gilles de Robien avec les internautes. Les récentes réformes engagées par ce dernier étaient naturellement au cœur du débat : lecture, grammaire, calcul mais aussi éducation prioritaire, consultation avec les acteurs « du terrain », lutte contre les violences scolaires… Et, puis, au détour de ces grands sujets, une question a attiré mon attention. Elle venait d’une certaine Celinette 12 et était ainsi libellée : « Est-ce le rôle du ministre de l’Éducation nationale de dire aux enseignants de quelle manière ils doivent enseigner ? »

Le Ministre a régulièrement répondu par l’affirmative. Je le cite : « Oui, absolument et c'est même sa première responsabilité. Il doit le faire évidemment entouré des meilleurs conseillers, des meilleurs spécialistes, après avoir pris l'avis des experts, de l'inspection générale, après avoir regardé aussi dans les pays qui réussissent. C'est bien au ministre de modifier le cas échéant les programmes. Car c'est le ministre qui a la responsabilité de l'Éducation nationale, de la formation des maîtres. Je suis étonné de l'étonnement manifesté par certains devant un ministre qui assume ses responsabilités. »

Or, la loi Fillon a inscrit dans son article 48 « la liberté pédagogique ». Certes, elle s’exerce sous « le contrôle des membres des corps d’inspection ». Mais il est clair que la volonté du gouvernement et du législateur était de poser le principe de la responsabilité pédagogique de l’enseignant.

La question me paraissant déterminante, aussi je vous la pose à mon tour. Alors, oui ? Non ? Ca dépend ? Qu’en pensez-vous ?

14 janvier 2007

Et maintenant, les mathématiques !

Ce début d’année voit s’ouvrir sans attendre le nouveau chantier de la rue de Grenelle. Après la lecture et la grammaire, c’est donc au tour des mathématiques d’être remises au goût du jour. Avec une pointe de retour aux sources, ou au bases, ou aux valeurs d’antan.

Le Ministre de l’Éducation nationale affirme qu’il est grand temps ! Il propose donc de « mettre en place à la rentrée un apprentissage des quatre opérations dès l'école primaire », et insiste vivement sur « l'exercice du calcul mental ».

Seulement, qu’en est-il réellement dans les classes ? Que reste-t-il de la pratique du calcul mental avec l’arrivée de la calculatrice ? Quand celle-ci est-elle autorisée, à quel niveau ? Beaucoup dénoncent le recul de la division à l’école élémentaire, est-ce exact ? Aurait-on sacrifié une génération de mathématiciens en herbe ?

Car je lis et j’entends déjà certains enseignants se demander pourquoi une telle réhabilitation du calcul quand celui-ci n’a jamais quitté le navire de l’Éducation.

Quoi qu’il en soit, et c’est ce qui me préoccupe le plus, je ne voudrais pas que cette annonce fasse à nouveau une victime collatérale : la confiance entre parents et enseignants qui pâtirait d’un doute s’immisçant dans les esprits.

Mais peut-être s’inquiète-t-on trop vite. Car la réforme évoquée ne sera officialisée par une circulaire qu’après le travail du groupe de spécialistes, dont certains membres de l’Académie des Sciences, recrutés par le Ministre. Attendons donc les conclusions de ces experts. Peut-être nous diront-ils, contrairement aux nombreuses enquêtes internationales, que notre niveau en maths a baissé…

En attendant, sur le fond de l’orientation de la réforme, qu’en pensez-vous ?

07 janvier 2007

Des profs dans le coeur (et dans la tourmente)

Un grand bonjour à tous,

Je voudrais tout d’abord vous renouveler mes meilleurs vœux pour cette année qui débute. Gageons que 2007 soit un bon cru pour le sujet qui nous rassemble. Et replongeons sans attendre dans le monde éducatif.

Monde que je n’ai d’ailleurs pas tout a fait oublié pendant ces vacances. Car, alors que j’étais en visite au Portugal, j’ai été frappé par les nombreux panneaux publicitaires, se référant au sommet de l’Éducation tenu sur la péninsule ibérique.

« Ce que nous sommes aujourd’hui, nous le devons à nos professeurs d’hier ». Tel était le message placardé en grosses et grasses lettres. L’affirmation ne tolérait apparemment aucune espèce de contestation mais j’avoue volontiers ne pas même avoir songé à en formuler. C’est bien vrai me suis-je dit simplement.

De retour à Paris, je prends connaissance du dernier rapport de l’année concernant l’École : la publication des chiffres du logiciel Signa. J’apprends que les faits de violence sont restés stables en 2005-2006 ; bonne nouvelle. Sauf dans les ZEP où ils ont progressé de 7% ; très mauvaise nouvelle. Cependant, les actes racistes et antisémites ont fortement baissé ; bon point. Tandis que les enseignants sont de plus en plus exposés à la violence ; malheureux et inquiétant…

Alors voilà où nous en sommes. D’un côté, tout le monde s’accorde sur l’indiscutable rôle de l’enseignant dans la réussite des élèves. Et de l’autre, certains desdits élèves persistent dans l’inadmissible, sans même avoir conscience qu’ils jouent contre eux-mêmes. Comment ne pas comprendre la détresse des profs, fatigués de se voir si encensés sur le papier et si peu soutenus et reconnus dans la réalité ?

J’en conviens. Cette note de rentrée n’est pas très gaie. Alors, je la terminerai en en modifiant le début. Gageons que 2007 soit un meilleur cru pour les enseignants.

23 décembre 2006

Un petit mot pour 2007...

Un joyeux noël et, avec un peu d'avance, tous mes vœux très cordiaux de bonne année à vous.

Ainsi qu'à l’Éducation! Avec le souhait que le débat sur ce blog contribue à alimenter et à en éclairer les enjeux. D’ici là, que chacun prenne un peu de repos mérité. Et passe de joyeuses fêtes.

A très bientôt.

20 décembre 2006

Le débat serait-il déjà en vacances ?

Le grand débat éducatif semble diminuer d’intensité depuis quelques jours. Ou disons plutôt qu’il se concentre sur des revendications matérielles.

Ainsi, le débat sur les décharges, qu’on semble parfois confondre avec le temps de travail des enseignants. Il n’est en effet pas question de modifier le volume de 18 heures pour les uns et de 15 heures pour les autres. En revanche, la question qui mobilise aujourd’hui revient à savoir si à mission égale, les obligations de service doivent être ou non égales. Autrement dit, si les enseignants de 1ère, qui bénéficient d’une heure de décharge en contrepartie d’une préparation au bac qui n’existe plus, doivent ou non continuer à bénéficier de cette heure. Alors que leurs homologues de seconde, eux, n’y ont pas accès.

Mais en ce qui concerne les enjeux éducatifs, RAS ! Ainsi, la réforme de la grammaire annoncée par le ministre n’a guère été suivie de la levée de boucliers plus ou moins escomptée. On aurait comme l’impression que tout le monde s’accorde, sinon à applaudir, du moins à approuver.

Et de façon plus générale, si on s’accorde à vouloir plus de réussite scolaire, le débat parmi les acteurs s’étiole sur les moyens d’y parvenir. Or dans le même temps, et pour la première fois dans notre Pays, l’Éducation est placée par nos concitoyens au premier rang de leurs priorités. De sondage en sondage, ils sont plus de 60 % à dire que c’est là leur première préoccupation, avec le chômage, et qu’ils tiendront compte des projets qui leur seront présentés en matière éducative pour faire leur choix aux élections présidentielles.

Du jamais vu ! Un grand motif de satisfaction pour nous tous qui sommes passionnés par ces enjeux éducatifs. Espérons que cela relance le vrai débat attendu par nos concitoyens.

05 décembre 2006

Alors, grammaire de phrase ou de texte ?

Le nouvel évènement, c’est bien évidemment le rapport du linguiste Alain Bentolila sur l’enseignement de la grammaire. Remis au ministre mercredi dernier, il prône le retour de vrais cours de grammaire en classe, en langage clair et selon une méthode progressive. Trois points précis.

Parlons d’abord de la « vraie » leçon de grammaire. D’une durée estimée à 2 heures, 2 heures et demi par semaine, elle est essentielle à l’école et au collège, lit-on dans le rapport. Cependant, certains répondent qu’on n’a jamais cessé de pratiquer cette noble matière…

Deuxième point soulevé par Alain Bentolila, la phraséologie poussiéreuse dont il faut se débarrasser. Désormais, il serait bon que « la terminologie grammaticale permette aux parents et aux grands-parents d’accompagner sans difficulté leurs enfants et petits-enfants. Les termes doivent être simples, transparents, rigoureux. » Là encore, que tout le monde comprenne de quoi il s’agit, à commencer par l’élève, me semble aller de soi. Alors, l’avait-on oublié ?

Enfin, il impose l’idée de progression, en rupture avec un certain nombre de pratiques. D’après le rapport, « l'enseignement de la grammaire, à l'exemple de celui de la lecture, doit se fonder sur une progression rigoureuse allant du plus simple au plus complexe et du plus fréquent au plus rare ».

Pour ce faire, si j’ai bien tout compris, Alain Bentolila souhaite que l’on privilégie l’apprentissage de la traditionnelle « grammaire de phrase » à la plus récente « grammaire de texte ». En gros, que l’on revienne à la définition des types de phrases ou à l’analyse de la nature et de la fonction des mots qui composent la phrase. Plutôt que l’on se penche sur ce qui ressemble à une explication de texte.

Par ailleurs, le rapport précise que « la conduite d’une leçon de grammaire fera toute sa place à l’observation, à la manipulation, et à la réflexion. Elle ne saurait être laissée à l’aléatoire rencontre des textes. »

Un point m’étonne : Alain Bentolila décrit une situation où l’enseignement de la grammaire se serait complètement éloignée des éléments classiques, lesquels ne seraient plus abordés qu’aléatoirement au détour des textes. La presse a d’ailleurs présenté quelques florilèges en les commentant très durement.

Le linguiste propose donc d’abandonner tout cela et de revenir à une approche traditionnelle qui semble de bon sens. Or, dans le même temps, les esprits restent calmes et le sujet ne donne pas lieu à de vastes polémiques. Les syndicats d’enseignants souhaitent même qu’il soit procédé à « une évaluation de ce qui se fait actuellement en grammaire ».

La grammaire ne ressemble donc pas à la lecture. La situation est-elle moins extrême que les exemples évoqués dans la presse ne le laisse penser ? Ou, au contraire, la remise en ordre semble-t-elle nécessaire à tous ? Qu’en est-il vraiment sur le terrain ? Qu’en pensez-vous ?

27 novembre 2006

Mais à quoi sert la note de vie scolaire ?

Comment allons-nous évaluer la « bonne conduite » ? Telle est la question qui échauffe en ce moment les esprits…

La note de vie scolaire, prévue par la loi Fillon, « mesure l'assiduité de l'élève, son respect du règlement intérieur » et « prend en compte sa participation à la vie de l'établissement », selon un décret du 12 mai 2006. Sur le papier, le calcul semble simple : une note sur 20, 10 points pour l’assiduité et 10 points pour le respect du règlement. Auxquels s’ajoutent des points bonus relatifs à l’engagement de l’élève.

Pourtant, dans la réalité de son application, cette mesure ne semble pas faire l’unanimité. En cause notamment, l’absence d’une grille de lecture établie selon des critères nationaux. Absence qui fait craindre à certains une forme d’injustice.

La rue de Grenelle estime pourtant le « cadrage actuel suffisant ». Selon le point de vue de l’entourage du ministre à ce sujet, rapporté par Le Monde, on a, au contraire, souhaité laisser une marge de manœuvre localement : « Une grille nationale n'a pas de sens. Cette note doit être élaborée en fonction du contexte de l'établissement. Un collège qui connaît de fortes tensions n'aura sûrement pas la même appréciation qu'un établissement tranquille. »

Mais les réserves ne s’arrêtent pas aux critères d’évaluation et on trouve à la note de vie scolaire, nombres d’opposants. Les uns estiment qu’elle condamnerait à une « double peine » si elle conduisait à ne sanctionner que les élèves en difficultés. Les autres, que les conditions matérielles ne sont pas réunies pour que la mesure soit appliquée sereinement. Les derniers redoutant que le climat de méfiance entre parents et enseignants ne soit que plus exacerbé.

Seulement, ces voix « contre » se sont élevées dès que le projet de note de vie scolaire a été abordé. Et n’ont pas attendu qu’il soit mis en pratique… Alors, s’agit-il de critiques sur les modalités ou d’une opposition sur le fond ?

Je ne me pose pas en défenseur arbitraire de la mesure et serais attristé de la voir perçue comme un vulgaire « flicage ». Car enfin, pour que chaque élève possède effectivement ce qui lui est et sera nécessaire pour sa réussite propre, nous avons défini un socle commun de connaissances d’une part et de compétences, d’autres part. Parmi ces dernières, on a insisté sur la capacité à vivre en société - ce qui implique de respecter les règles, de savoir coopérer - et sur l’esprit d’initiatives - c’est-à-dire s’engager, s’impliquer, etc. -

Alors une note de vie scolaire pour évaluer tout cela, ce n’est peut-être pas aussi dramatique qu’on le dit. Ce peut même être porteur de sens. Ne dénaturons pas cette mesure, ne la faisons pas s’éloigner de nos objectifs. Et donnons-nous les moyens qu’elle soit comprise de tous. Parlons-en ici !

20 novembre 2006

Lecture: le malentendu analysé par l'IGEN

Début novembre, l’IGEN, l’Inspection Générale de l’Education Nationale, rendait son rapport sur la « mise en œuvre de la politique éducative de l’apprentissage de la lecture au cycle des apprentissages fondamentaux ». En clair, où en est-t-on de la décision ministérielle d’utiliser la méthode syllabique pour apprendre la lecture ?

Eh bien, il y a des points forts selon les rapporteurs. Trois, exactement. D’abord, « le temps consacré à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture dépasse souvent ce qui est demandé dans les programmes. » Et puis, « les enseignants ont conduit une vraie réflexion sur les supports de l'apprentissage de la lecture. » Enfin, « dans la très grande majorité des cas, les maîtres ont engagé le travail sur le code qui leur est demandé. »

Tout n’allant pas forcément bien dans le meilleur des mondes, l’IGEN relève tout de même quelques points faibles. Les auteurs du rapport notent que « la continuité des apprentissages entre grande section de maternelle et CP est mal assurée », que « les activités d'écriture sont moins systématiques qu'attendu », que « le travail de compréhension ne semble pas bien appréhendé » et enfin que « la prise en charge de l’hétérogénéité des élèves demeure délicate ». Voilà. En tout cas, rien qui ne semble insurmontable.

En revanche, la suite du rapport est plus inquiétante lorsqu’elle signale le climat sur le terrain. Le presque malentendu. Car, l’IGEN indique que « les dernières semaines ont créé, chez les parents comme chez les maîtres, un trouble préjudiciable à un fonctionnement serein de l'école. » Et de poursuivre en affirmant qu’ « il est aujourd'hui nécessaire de rassurer les parents et de conforter l'action des professionnels de terrain en disant clairement la confiance dans le travail réalisé. »

Alors, c’est vrai : le ministre a récemment affirmé son attachement à la liberté pédagogique et est revenu sur une position plus équilibrée. Les fédérations de parents d’élèves ont dit ensemble « Halte au feu ». De part et d’autre, on semble vouloir calmer le jeu. Mais cela se traduit-il sur le terrain ? Comment recouvrer une confiance par ailleurs indispensable ?

13 novembre 2006

IUFM: un pas de plus vers la réforme

Le HCE vient de publier ses recommandations pour le futur cahier des charges des IUFM. Ce rapport me semble poser concrètement les vrais problèmes rencontrés aujourd’hui par les enseignants. Les enjeux de l’Ecole de demain y sont clairement spécifiés. Certaines des pistes proposées sont novatrices.

Au titre de la formation disciplinaire, le rapport insiste sur la nécessaire polyvalence d’une formation pluridisciplinaire, notamment pour s’intéresser aux résultats des élèves en termes de compétences comme le demande le socle fondamental commun.

Au titre de la formation professionnelle, il propose de renforcer la préparation au métier en la faisant commencer avant, et se poursuivre après la formation en deuxième année d’IUFM. Ce qui implique que la formation en 2ème année d’IUFM soit effectuée dans l’académie où l’enseignant aura son premier poste.

Au titre de la formation continue, il en souligne la nécessité tout au long de la carrière ainsi que le caractère obligatoire, et en souhaite la reconnaissance par des validations universitaires.

Au titre de la solidité des vocations, il propose des stages d’observations pour découvrir l’École dans sa diversité pour les étudiants se destinant au métier d’enseignant.

Au titre de la reconnaissance des études, il demande que les deux premières années d’exercice donnent lieu à la délivrance de crédits supplémentaires en vue de l’obtention d’un master.

Enfin, le rapport s’attache à préciser un référentiel de compétences pour les enseignants, en soulignant la nécessité de compétences en matière de langue française, d’évaluation des élèves, de travail en équipe et de coopération avec tous les partenaires de l’École.

J’aimerais avoir vos réactions et savoir ce que vous en pensez. Pour reprendre le sondage du portail VousNousIls, « trouvez-vous les recommandations du HCE intéressantes, utiles, inappropriées ou inutiles ? »

Lire la suite "IUFM: un pas de plus vers la réforme" »